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Avantasia - Ghostlights

Écrit par Crounchi Bâthe le .

 Avec vingt ans de carrière derrière lui, le chanteur et compositeur de Edguy et Avantasia, a écrit plus d'une centaine de morceaux pour près de dix-sept disques, quelques Ep et singles. Il y a eu de véritables succès critiques comme ''The Metal Opera'', ''Hellfire Club'', ''Age of a Joker'', des échecs ''Tinnitus Sanctus'' et des semi-échecs, ou semi-réussite, comme ''The Wicked Symphony'' et ''Angel of Babylon''. Avant ''Mystery of Time'', on aurait pu penser que les beaux jours du Symphonique et du Power étaient derrières Tobias Sammet. Mais avec ce disque, tout en étant classique, il a réussi à nous offrir un beau moment digne de Avantasia. Puis il y a eu ''Space Police – Defenders of the Crown'', un bel exploit qui a permis de faire revivre un Power moribond, en n'hésitant pas une seule seconde à parcourir des sentiers osés. Et aujourd'hui, il y a ''Ghostlights'', la suite de ''Mystery of Time''. Se pourrait-il que Tobias Sammet ait, avec "Ghostlights", signé son album le plus réussi ?
 
Ce nouvel opus contraste avec la légèreté et la féerie de ''Mystery of Time''. ''Ghostlights'' se tourne vers une musique beaucoup plus Heavy que son prédécesseur orienté Hard-Rock. On oublie les orchestrations, on sort les grosses guitares, on ajoute beaucoup, beaucoup de claviers et surtout on range les Joe Lynn Turner (ex-Rainbow) et Eric Martin (Big) pour sortir des Dee Snider (Dee Snider), Marco Hietala (Nightwish) ou encore Geoff Tate (ex-Queensryche). Place à la rage et au désespoir, mais aussi à la lumière. Sous son air beaucoup plus ténébreux, ''Ghoslights'' fourmillent de morceaux légers et féeriques. Ils en sont même l'alpha et l'oméga. On commence notre nouveau voyage sur le Meat Loafien ''Mystery of a Blood Red Rose'', mené par un Tobias surprenant et touchant accompagné de chœurs sublimes, pour terminer sur ''A Restless Heart And Obsidian Skies'', avec un Bob Catley toujours aussi émouvant et Magnumien, rappelant notamment sa prestation sur ''The Story Ain't Over''. Une plaisante introduction et une belle conclusion, qui cachent un fait important : c'est dans le cœur même de l'album que sa véritable force réside. 
 
Si l'on omet le duo perdant qu'est ''Lucifer'' et ''Babylon Vampires''. Le premier est une Power Ballade qui ne laisse que peu de souvenirs, même si l'introduction au piano est plutôt efficace et sait faire vibrer notre corde sensible. Le second titre rappelle trop les riffs Hartmanien que l'on retrouve sur ''Invoke the Machine'', laissant cette impression de déjà-vu, déjà-entendu. Autre déception, ''Isle of Evermore'' le morceau qui signe le retour de Sharon den Adel (Within Temptation), quinze ans après ''The Metal Opera''. Forcément la comparaison avec ''Farewell'' devait se faire et se joue en sa défaveur. Pourquoi Tobias a-t-il composé un morceau aussi artificielle avec des batteries électroniques plutôt que de faire quelque chose de plus classique ? Dommage... Donc, le cœur même de l'album comprend tout ce que l'on pouvait ne pas attendre et qui est pourtant arrivé. ''Ghostlights'' et ''Unchain the Light'', les deux titres Power Kiskien sont les plus réussis depuis moult années avec une utilisation cristalline de Michael Kiske.  Il est au sommet de son art et, malgré les années, réussit encore à nous surprendre. Les refrains sont entêtants et tout simplement sublimes, d'une légèreté et d'une finesse rare. 
 
Les pièces maîtresses de ''Ghostlights'' sont toutes ces compositions comprenant les nouveaux invités. Si le très théâtrale ''The Haunting'', mené par le frontman de Twisted Sister, peut se rapprocher de ''Death is Just a Feeling'' ou de ''The Toy Master'', la voix unique de Dee l'empêche d'être une redit du travail des albums précédents et le place en tête des meilleures compositions de Avantasia. Cette théâtralité dans le chant prouve une fois de plus que Snider est un vocaliste hors pair. ''Seduction of Decay'' est assez inattendu et est probablement avec ''Let the Storm Descend Upon Us'' l'une des compositions les plus noires jamais écrite par Tobias, due notamment à des guitares très lourdes couplées à une batterie minimaliste mais efficace. Geoff Tate le grand-père spirituel du Power Metal y délivre une prestation poignante et efficace. ''Let the Storm Descend Upon Us'' est un sacré morceau de plus de douze minutes mené par Ronnie Atkins (Pretty Maids), Jorn Lande (Lande) et Robert Mason (Warrant), qui réussit à monter en tension dramatique sans jamais se perdre. Quant à ''Master of the Pendulum'', c'est un nouvel exploit de Tobias, rarement un morceau n'a été aussi agressif et Pop Metal à la fois. Marco est comme à son habitude, parfait. Ses deux facettes vocales, tantôt bestiales sur les couplets, tantôt envoûtantes sur les refrains, s'accordent harmonieusement à l'ensemble. Que dire de ce break Dance/Pop après le solo, si ce n'est qu'il est tellement osé qu'il ne pouvait être que là ? Et ''Draconian Love'' ? Comment pourrait-on ne pas parler de cette véritable réussite ? Cette ballade entre Heavy et Gothique, rappelant par moment la musique de Sister of Mercy, possède une montée en puissance et en émotion sans faute. Le duo Tobias Sammet et Herbie Langhans (Sinbreed) est excellent. Ce dernier, par son chant posé, calme, mélancolique et ses ''Eh-eh-eh'' réussit à transformer ce morceau en un p***** de chef-d’œuvre. Et oui, encore un autre...
 
Les mots manquent pour définir cet album. Rarement Tobias Sammet n'a été aussi loin et aussi profondément dans la composition. Évidemment, il y a ces titres qui sont reconnaissables entre milles ''Ghostlights'', ''A Restless Heart and Obsidian Skies'' ou ''Unchain the Light''. Mais il y a aussi tous ces morceaux qui s'éloignent complètement des travaux habituels de l'allemand, tous ces titres tiraillés entre la noirceur et la lumière de ce monde. Grâce à ces compositions, qui comprennent de vraies prises de risques, Tobias a réussit à se surpasser et à explorer de nouveaux univers musicaux. Pour cela, on peut dire sans détour que ''Ghostlights'' est le meilleur album qu'il ait composé à ce jour ; avec un maximum de trois titres jetables, passables uniquement parce que le niveau est tellement haut qu'ils semblent trop faciles.  
 
 
note4 5

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