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Rhapsody Of Fire - Into The Legend

Écrit par Crounchi Bâthe le .

L'histoire que je vais vous conter aujourd'hui est celle de Rhapsody of Fire, le célèbre et unique groupe de Hollywood Power Metal. En 2013, Alex Staropoli, séparé de son comparse Luca Turilli, s'était lancé dans une première quête en solo passablement ratée. ''Dark Wings of Steel'' était un peu le ''Dungeons and Dragons II'' (le film) de la musique : kitsch, facile et peu palpitant. Notre héros ne s'est pas laissé abattre et, est revenu avec une nouvelle quête encore plus palpitante : ''Into the Legend''.
 
Traumatisé par le départ de Luca Turilli, tout comme nous, Alex Staropoli essaie par le biais de ses compositions de ressusciter le jeu de son ancien partenaire. Si dans les grandes lignes il a compris comment fonctionner une guitare et globalement intériorisé le jeu de Turilli, il n'a que la théorie mais certainement pas la pratique. Roberto de Michelli, le remplaçant, nous offre ainsi des parties complètes de mimétisme. Il a les capacités et la technique, mais ne possède pas le feeling. Il n'y a aucune personnalité dans son jeu. Pire, il semble royalement s'ennuyer sur les solos en offrant le service minimum. Il y a tout de même quelques parties de guitares originales. Le riff d'introduction de ''Winters Rain'' est vraiment pas mal, proposant un aspect moderne et agressif plutôt inattendu. Cependant, Staropoli a trouvé ça tellement bien qu'il a décidé, tout d'abord de le mettre sur quasiment l'ensemble du morceau, comme ça au bout d'une minute cette bonne idée devient exaspérante ; et ensuite de le couvrir avec toutes les orchestrations les plus simplistes du monde afin que le morceau devienne barbant et peu enthousiasmant.
 
D'ailleurs, en parlant de cela. A aucun moment les orchestrations et les chœurs ne réussissent à se démarquer et à donner de l'ampleur aux morceaux, au contraire ils les alourdissent. Soit c'est facile et ne ils ne font que doubler la guitare, ''The Kiss of Light'', ou ils tombent à côté de la plaque. Quel est le sinistre individu qui a pensé que dix secondes de cornemuse ferait une astucieuse introduction pour ''Into the Legend''  ? Non seulement, elle n'a aucun rapport avec le morceau, mais au delà de ça, elle ne sert à rien et ne revient jamais. Certes, on la retrouve sporadiquement sur ''Winters Rain'' et ''Valley of the Shadows'', mais elle ne possède toujours aucun intérêt. Les chœurs, quant à eux, sont tout ce qu'il y a de plus basique, se contentant du strict minimum au niveau du vocabulaire latin et de la performance. A titre de comparaison, l'introduction ''Nova Genesis'' de Luca Turilli's Rhapsody sur son dernier album, proposait un vrai travail de composition sur les chœurs aussi bien sur les parties musicales que dans l'écriture des paroles.
 
Car, oui, les paroles sont tout ce qu'il y a de plus bas du front. Il suffit de lire le titre des morceaux pour savoir que nous n'avons pas affaire à du Tolkien, mais plutôt à du roman de Fantasy écrit par un faire-valoir sous-payé dans les années 80, qui n'était publié que parce que le nom seul de la licence suffisait à vendre. Démonstration avec la ballade ''Shining Star''. Non contente d'être insipide, elle est littéralement pauvre, ce qui ne serait pas un véritable défaut si au moins les phrases avaient un sens. « No more lies, No more cries, Whisper in my mind, And dreams are frozen in time. » Je vous laisse seul juge de la qualité du texte. Néanmoins, Rhapsody of Fire réussit toujours à proposer des refrains que l'on finit par mémoriser et chantonner, et cela grâce au charisme et au talent de Fabio Lione. Excellent chanteur qui malheureusement n'est plus aussi bien exploité qu'auparavant dans le groupe. En revanche, la chanteuse lyrique que nous retrouvons sur ''Valley of the Shadows'' est tout bonnement insupportable. A sa décharge, la musique n'est pas à son avantage.  
 
Avec ''Into the Legend'', le groupe de Hollywood Metal essaie tant bien que mal d'entretenir sa gloire d'antan, sa légende, sans jamais réellement partir dans de nouvelles expérimentations. A trop se reposer sur ses lauriers, Rhapsody of Fire ne propose rien de neuf et surtout finit par sombrer dans la caricature la plus absolue. Alors que sur ''Secret Garden'', de Angra, Fabio Lione proposait une prestation vocale de haute volée et inspirée, ici il ne fait que le strict nécessaire, sans grandes fautes, mais sans grandes convictions non plus. Roberto de Michelli n'a jamais la possibilité d'apposer sa patte tandis que Alex Holzwarth continue à ne proposer que de la double-pédale partout, ou presque. Je ne reviendrai pas sur les orchestrations et tout ce qui concerne le domaine de Staropoli tant il n'y a pas grand chose à développer. En fait, l'album manque grandement de subtilité et de finesse. Il est, et je pèse mes mots, mauvais.
 
 
note2.5

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