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Jigsaw

Écrit par Monsieur Popcorn le .

Aussi attendu que redouté, le huitième volet de la saga Saw débarque 7 ans après un épisode extrêmement médiocre. Alors, retour gagnant du Tueur au puzzle ?

Dix ans après la mort de John Kramer, des corps marqués comme ses précédentes victimes sont retrouvés. Est-ce l'œuvre d'un imitateur ou bien le retour de JigSaw d'entre les morts ?

Si quelque chose nous avait titillés à l'annonce du projet, c'est bien la présence des frères Michael et Peter Spierig. Ces derniers avaient offert avec leur dernier long-métrage Prédestination l'un des meilleurs films de science-fiction de ces dernières années. Ici, leur mise en scène diffère de l'aspect poisseux mais fort télévisuel des précédents volets pour se tourner vers quelque chose de plus cinématographique. Il suffit de voir la photographie ou encore la réapparition du pantin Billy, ré-iconisé, pour s'en rendre compte. On repense même aux inspirations de James Wan sur le premier Saw, notamment ces seaux dévoilant uniquement les yeux rappelant le piège à ours d'Amanda, mais aussi Opéra de Dario Argento. Si l'aspect plus léché de l'image pourrait faire râler les aficionados du style crasseux de naguère, il faut reconnaître que le film en bénéficie, faisant ressortir les saillies gores et trouvant une ou deux fulgurances plus marquantes que ce que ses prédécesseurs avaient à offrir. C'est à croire que la saga se rachète une image plus iconique, plus forte visuellement dans ses symboles, tout en conservant un respect de ce qui a été fait auparavant (les quelques pièges montrés lors de la scène du studio).

Il aurait été plus heureux si le scénario était à la même valeur de son visuel. Si les personnages bénéficient d'interprètes convaincus et moins rigides que le casting de ses prédécesseurs, JigSaw souffre de quelques trous et autres incohérences (le coup du cercueil) qui affaiblissent considérablement le long-métrage. Cela est fort dommageable car la construction générale est réussie et se joue des spectateurs comme notre tueur se joue de ses victimes. Le twist s'inscrit ainsi dans la chronologie générale, et ce malgré le peu de références à certaines suites (Jill Tuck est mentionnée dans un dialogue), avec une homogénéité efficace et sans vraiment tomber dans le n'importe quoi (ce que l'on aurait pu craindre). Les habitués du montage des films verront sans doute en avance certaines révélations, mais pas de quoi dégoûter du plaisir offert. En cela, il y a un côté un peu fun qui aurait été aidé par une écriture plus humaine dans ses relations, et peut-être appuyer les thématiques sous-jacentes à la saga (la valeur morale du corps et des souffrances endurées, par rapport à la valeur économique de celui-ci dans les Hostel).

Cela n'affecte néanmoins pas la joie de retrouver une saga inégale mais bien trop sous-estimée dans sa place dans le genre. Les Fréres Spierig remettent Saw sur les rails avec un train fantôme agréable et divertissant. De quoi rendre au Tueur au puzzle sa place parmi les figures marquantes de l'horreur, tout en rappelant que l'imagerie qu'avaient construit en 2004 James Wan et Leigh Whannell reste toujours aussi diablement efficace si on la confie à des réalisateurs investis et talentueux.

note3.5

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