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[TEST BLU-RAY] Hellraiser II - Les Ecorchés

Écrit par Jamesluctor technique et bonus Antephil le .

Fort d’une réussite commerciale plutôt conséquente pour de l’horreur pure (14,6 millions de dollars pour 1 modeste million investi), les producteurs de la franchise se permettent d’envisager sereinement l’épisode suivant. Avec néanmoins une consigne : il faut creuser un peu l’univers des cénobites, et il faut conserver le casting du premier pour ne pas brusquer les fans. Peter Atkins se gratte un peu la tête, et se lance dans un script plus torturé, plutôt gothique encore que son prédécesseur. Ayant compris que le public réagissait bien au gore et aux dérapages fantastiques, il développe beaucoup plus l’univers des cénobites, nous donne plusieurs cubes, et propose une interface psychologique intéressante. Disséquons la bête, malgré sa domestication en version censurée.

On prend les mêmes, et on recommence ! Sur le casting, on est rassuré de voir que la continuité est assurée et que nous verrons un divertissement toujours adulte, mais plus prompt à verser dans l’hémoglobine. Nous avons droit, dès le départ, à la transformation du Général Spencer en Pinhead. Une lourde question, réglée en une minute. Bam, avalez ça ! Malgré la censure frustrante de la scène (commander un dvd en zone 1 pour éviter cette contrariété), on nous annonce déjà qu’un simple humain peut devenir un cénobite. Grâce au professeur Channard, nous verrons les critères de sélection pour faire partie des heureux élus.

Tout d’abord, intéressons nous à Kristy, qui si elle reste toujours le protagoniste principal du film, se révèle bien plus intéressante dans ce nouvel opus. Passé sa captivité qui n’a pour but que de décaler son passage à l’action, elle se lance dans l’aventure et pénètre dans l’univers du Leviathan. Et là, on la retrouve en face de ses vieux démons. Il est d’ailleurs flatteur de constater que cette suite respecte à la lettre les règles du premier opus, en faisant revenir Frank une dernière fois devant Kristy dans une ambiance bien plus érotique que leur dernière entrevue dans le grenier (Kristy semble d’ailleurs bien plus « troublée » que précédemment, sur la défensive, sans toutefois contenir une intonation de sensualité). C’est surtout la dernière intervention de Kristy (attention, gros SPOILER) qui salit pour la première fois ce personnage respectable en lui faisant endosser la peau de Julia pour parvenir à ses fins. Elle sacrifie pendant quelques instants sa façade respectable afin de protéger l’innocence (Tiffany) une dernière fois par un sacrifice moral assez impressionnant (les rares personnages à s’habiller avec de la peau au cinéma sont… comment dire… un peu perturbés) qui leur assurera un retour dans le monde réel. Une gentille fin qui manque un peu d’ampleur dramatique, probablement imputable à la tendance des films des années 80 qui convergent vers une morale reconnue (malgré une relance jouissive) plutôt que de continuer dans la noirceur de leur propos.

Tiffany est, bien sûr, l’exemple de la pureté utilisée par Channard pour réveiller les forces puissantes des cénobites. Elle est la victime, du début à la fin, qui se retrouve prise dans un jeu compliqué sans comprendre ce qui lui arrive. Nous aurons quelques aperçu de son passé dans les labyrinthes du Léviathan, mais rien de plus pour épaissir ce personnage. Elle est La Vierge, du genre Alice dans la saga Freddy, qui lutte naïvement contre le Mal sans vraiment avoir réfléchi à sa prise de position. Ce sentiment d’avoir affaire à un concurrent de Freddy se ressent aussi dans la débauche visuelle des scènes à effets spéciaux (du coup, Freddy 3 et son Alice étant été tourné l'année précédente, je pense que l’un a dû copier sur l’autre).

Julia, quant à elle, occupe maintenant une place prédominante. C’est la femme fatale perverte, maintenant. Elle a le contrôle, et assure son rôle de Domina avec la vigueur d’une volée de bois vert. Se servant d’abord de Channard pour retrouver forme humaine (en reprenant exactement la même stratégie lubrique que Frank avait utilisée, nous noterons l’adroit bandage laissant libre les voies d’accès), elle pénètre dans le monde de Léviathan d’un pas sûr, sachant exactement où elle va. Elle aura même droit à un dernier face à face avec Frank. Si on repense immédiatement à Hellraiser 1, la réaction ne se fait pas attendre, et notre maîtresse rigide lui arrache le cœur d’un air triomphant. La Julia Domina dans toute sa splendeur. Il est du coup affreusement triste de voir de quelle façon elle est éjectée de l’histoire. Dans un coup de vent, si je puis me permettre. Un personnage de cette classe ne méritait probablement pas un sort aussi prompt.

Enfin Channard a tout le potentiel pour nous intéresser, puisqu’il est le principal postulant au rôle de nouveau Cénobite. Qu’est-ce qui fait dès lors sa spécificité ? C’est un personnage manipulateur, inflexible dans ses raisonnements pragmatiques sur la pensée humaine (la façon dont il traite affectivement ses patients est scandaleuse), qui en contraste total avec son métier, recherche d’autres dimensions, d’anciennes croyances… Il se documente énormément sur le sujet, et fait des sacrifices énormes à la cause qu’il se donne (bien qu’on sente chez lui une attirance charnelle forte pour Julia, il fait avant tout ses choix en vue du savoir qu’il compte acquérir). Mais arrivé dans le labyrinthe, il avance dans l’ombre de Julia. Il n’a plus sa place ici, et en face de son destin de cénobites, il s’effondre sur lui-même. Pourquoi lui, du coup ? La seule raison acceptable serait qu’un futur cénobite ne doit pas avoir de goût pour la douleur, être en quelque sorte vierge de toute opinion là-dessus (ce qui, je trouve, sonne assez faux dans une logique SM). Pour le reste, on imagine mal qu’une victime de plus offerte par Julia soit promu à un tel destin. Quant au prétendu savoir, il disparaît complètement au profit des sensations (l’essence même d’Hellraiser). Cette transformation peu claire dans ses causes est donc un brin ratée sur ce plan, mais dans la débauche graphique, on a droit à de bons excès. On atteint presque l’excès d’un Freddy 3 avec un Channard qui mutile à tour de mains, et qui équarrit sans pitié tout le casting des Cénobites, provoquant du même coup la rage du spectateur. Heureusement, il est tué peu après, dans un effet gore certes plaisant, mais assez incongru (en gros, il meurt d’une manière très conne). Ce personnage nous quitte donc lui aussi à l’improviste d’une façon jubilatoire, mais mal-à-propos.

Les Cénobites ont plutôt la part belle dans ce film. Leurs précédents sont relatées par des flashs back aimant à ressortir les effets gores pour notre plaisir coupable (et en plus, ce n’est pas cher à monter), et nous avons enfin le droit de pénétrer dans leur univers, dont la débauche graphique fait immédiatement entrer le film dans les annales. On apprend notamment qu’ils ont tous été humains précédemment (le passé de Pinhead), et qu’ils sont doués d’une certaine logique, car refusant de s’attaquer à une âme innocente à leur merci pour préférer attendre les amateurs de massages sensuels. Un peu en contradiction avec l’aventure de Kristy dans sa chambre d’hôpital dans le premier opus, non ? Si les cénobites étaient des êtres ambigus et menaçants, ils deviennent des êtres toujours sensuels, mais ayant plus des rôles de gardiens que de bourreaux. Pinhead, c’est le concierge en fait. Beaucoup moins fin que chez Clive Barker, ils sont maintenant chargés de nous apporter un certain cota de gore… qu’ils ne rempliront que par leur mort. L’univers de Barker, qu’on pensait torturé et loin d’être manichéen, est ici d’une simplicité enfantine, car obéissant à une sorte de logique, qui montre ses fragilités dès qu’on la décortique de trop.

Malgré ces gros défauts de cohérences, la machine à fantasmes fait bien son taf, on est totalement grisé par les perspectives infinies qu’offre le script. Les effets de maquillages sont d’ailleurs particulièrement réussis, je n’ai jamais vu un écorché aussi crédible au cinéma depuis Martyrs. Ayant un sens du spectacle assez perceptible (la psychologie, on l’aborde avec force dans l’institut Channard), Hellraiser 2 est un film plus ouvert, plus tourné vers les sévices et l’univers infini qu’il nous propose, en renouvelant gentiment sa galerie de personnages d’une façon plus (Channard) ou moins (Tiffany) pertinente. Un divertissement de taille, certes, qui est loin de valoir le premier opus.

Un film imaginatif et très ludique par sa replongée graphique dans des fantasmes SM sans limites, mais moins abouti et moins réfléchi que l’œuvre de Barker. Il reste en tout cas très fréquentable et d'autant plus pour cette édition au format Blu-Ray et de sa version longue qui appronfit encore plus sa thématique.

note4

Technique

Légèrement supérieur a Hellraiser, Hellraiser II se pare d’une belle définition qui reste toujours perfectible de part son grain et un travail sur l’image qui aurait pu etre plus poussé, mais les moments gores² du film et l’enfer du Leviathan n’avait jamais été aussi réel et permet de profiter de l’excellent travail sur les effets spéciaux meme si ces derniers peuvent encore paraitre datés.

Proposé en version director’s cut et cinéma, c’est logiquement cette première qui bénéficie du meilleur traitement sonore avec une unique piste vo Master Audio DTS 5.1 qui ne donne pas l’impression d’aller plus loin qu’un simple stéréo surround. La vo et la vf de la version cinéma ne sont proposées uniquement en vo mono dont la vo est largement a privilégier, bien plus puissante et ambiancée qu’une vf au traitement minimaliste qui perd de toutes ses ambiances et particularités vocales des cénobites.

note4

Bonus

Comme pour le premier volet d'Hellraiser dans cette nouvelle édition Blu-Ray une exhaustivité de bonus pour tout savoir sur Hellraiser II avec un entretien croisé de Guy Astic et Thomas Aïdan (20mns), trois documentaires Hellraiser II - Les Écorchés : "Perdus dans le labyrinthe" (20mns), "Kenneth Cranham : le docteur est là" (13mns) et "Les Cénobites : la patrouille des damnés" (22mns) ou les acteurs, réalisateur et membres de l’équipe dévoilent cette fois-ci tout l’envers du décors (bon enfant) de ce second épisode et une interview du réalisateur Tony Randel (14mns) qui revient sur ses premiers pas de metteur en scéne. Des interviews, des documents d’époque (30mns), des spots de pub, bandes annonces, une scéne coupée dans l'hopital (4mns) anecdotique et un commentaire audio de Tony Randel et du scénariste Peter Atkins complète le tout. Vous serez un érudit sur le sujet après consultation de tous ces bonus et c'est sans compter les 2h de documentaire disponibles sur le BR bonus "Leviathan".

Disponible également sur le BR bonus "Leviathan" un retour de prés de 15mns sur le casse-tete libérateur des Cénobites pour en découvrir ses secrets et un livre de 152 pages "Saga Hellraiser - Voyagee Au Bout de l'Enfer" par Marc Toullec que nous n'avons pas eu en main.

note4 5

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