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[INTERVIEW] Asylum Pyre

Écrit par Aurelia le .

Interview du groupe Asylum Pyre a propos de la sortie de son nouvel album "Fifty Years Later" en compagnie de Chaos Heidi (chant), Johann Cadot (guitare) et Vincent Kreyder (batterie) :

Aurélia :  Votre groupe Asylum Pyre a sorti son deuxième album, "Fifty Years Later", le 7 décembre 2012 pouvez-vous présenter brièvement votre groupe pour ceux de nos lecteurs qui ne vous connaîtraient pas encore?

Johann : Les premiers bœufs remontent à 2006 avec Julien à la basse et Cédric, notre ancien guitariste. Les premiers temps c'était surtout pour s'amuser puis on a eu envie d'écrire des morceaux et notre premier album "Natural Instincts ?", autoproduit, est sorti en 2009. Puis on a eu un petit changement de personnel, avec l'arrivée de Vince à la batterie et d'Heidi au chant, qui a beaucoup apporté à l'univers d'Asylum Pyre pour le deuxième album. 

Aurélia : "Asylum Pyre" signifie littéralement « le bûcher de l'asile », que signifie ce nom pour vous ?

Johann : Quand il a fallu donner un nom au groupe nous avons eu beaucoup de mal à en trouver un qui puisse définir tout notre univers, d'autant qu'il en fallait un qui ne soit pas déjà pris! Mais à force de brainstorming nous sommes arrivés à ce nom derrière lequel nous avons tout de suite vu un concept pour les textes à venir. Ce nom évoque le bûcher sur lequel on brûle les fous, mais qui sont les fous?

C'est aussi un bûché sur lequel nous voulons brûler les clichés, tout types de généralisations et de stéréotypes, notamment sur le milieu du métal comme par exemple l'idée que nous ne sommes que des groupes bourrins satanistes qui s'habillent en noir même sur la plage ou encore l'idée qu'on ne puisse pas mettre dans la même phrase les mots « métal » et « mélodique ». 

Aurelia : L'écologie est un thème récurrent de vos compositions, est-ce votre leitmotiv? Quelles idées souhaitaient-vous défendre au travers de votre musique?

Johann : Les paroles, notamment dans le deuxième album, tournent en effet autour du thème de l'écologie, c'est un sujet qui me touche beaucoup personnellement mais aussi les autres membres du groupe qui se retrouvent dans ces paroles-là. C'est à force de voyager un peu partout dans le monde, de voir tellement de paysages détruits, de se renseigner aussi sur les études scientifiques menées à propos de l'avenir de la planète que l'on commence à faire un constat qui n'est pas très engageant concernant les années à venir. Le message que l'on souhaite faire passer ici c'est avant tout de commencer à réfléchir à tout ce que l'on fait et aux conséquences pour le futur, qui vont se manifester très vite.

Mais notre propos n'est pas du tout politique, on ne veut surtout pas qu'il y ait d'amalgame avec les politiques que l'on nomme « écologistes ». 

Aurelia : Le titre de votre second album, "Fifty Years Later" sonne comme une réponse à la question que posait le titre de votre premier album ("Natural Instinct?"), une réponse sous forme de constat un peu désabusé si l'on en juge par le visuel de votre pochette, est-ce la cas? Avez-vous construit votre second album comme une suite au précédent?

Johann : Ce n'est pas exactement une suite mais il y a un écho, c'est effectivement une réponse à la question du premier album. On a d'ailleurs failli mettre un point d'interrogation au titre de cet album mais on avait peur que cela ne finisse par devenir une sorte de marque de fabrique du groupe! Et puis nos interrogations se sont malheureusement transformées en certitudes. 

Aurelia : On sent qu'il y a un vrai travail de réflexion dans l'élaboration du visuel, qui l'a réalisé?

Heidi : C'est un graphiste, Alexandre Chaigne, qui était déjà l'auteur du visuel précédent qu'on a tenu à recontacter pour illustrer cet album. Comme il y avait cet écho dont nous venons de parler entre les deux albums on avait à l'idée de faire une pochette qui reprenne les éléments de la première. Le lieu représenté est exactement le même que sur la pochette précédente mais le paysage a quelque peu changé... 

Aurelia : L'avez-vous conçu comme un concept album?

Heidi : Non, ça ne va pas jusque là.

Johann : Je dis souvent qu'on ne fait pas des « concept albums » mais des albums pleins de concepts. 

Aurelia : Comment se déroule le travail de composition au sein du groupe? 

Johann : J'écris de belles chansons puis je leur donne en pâture!

Plus sérieusement sur la plupart des chansons j'arrive avec mon idée de structure, de mélodie et une bonne partie du texte,ou en tout cas du thème. Ensuite on arrange tout ensemble. Souvent d'autres personnes amènent des riffs sur lesquels on travaille mais on arrange toujours tout ensemble pour que ça plaise à tout le monde et que chacun puisse s'y retrouver.

Aurelia : Quelles sont vos principales influences musicales? 

Heidi : Ayant eu un point de vue extérieur avant d'intégrer le groupe j'aurais été bien en peine d'affirmer quelles influences pouvaient clairement se faire entendre sur l'album. Je trouve qu'il y a beaucoup de choses qui viennent du métal mais pas uniquement, on sent parfois des influences de pop ou de folk, c'est très difficile de citer des groupes en particulier pour définir d'où vient l'influence du groupe.

Johann : Le « souffle initial » va venir de groupes comme Helloween, qui m'a énormément marqué …

Heidi : Pourtant ce n'est pas ce qui se ressent le plus, je trouve.

Johann : C'est vrai. Après il y a d'autres choses avec des groupes comme Anathema ou Pain of Salvation, j'apprécie l'approche très variée de qu'ils ont de la musique. Je pourrais en citer beaucoup d'autres, même en-dehors du monde du métal, mais ce serait trop long!

Aurelia : Pourquoi ne chantez-vous pas en français? 

Johann : C'est une question de ressenti, les paroles ne me viennent tout simplement pas comme ça. Mais je ne suis pas contre l'idée si un texte en français nous vient. 

Vince : La musicalité de chaque langage est très particulière et le français a une musicalité qui se prête difficilement aux musiques typées rock et métal. Et puis il y a ce truc dans l'inconscient général : tu arrives avec des guitares électriques et du chant en français et on te compare tout de suite à Manigance ou Vulcain (attention, je n'ai rien contre eux!) parce que c'est le seul courant musical lié au métal à l'avoir fait. 

Heidi : Je ne suis pas d'accord, aujourd'hui on trouve des groupes comme Eths ou même de black métal qui le font aussi, et je trouve que ça rend plutôt bien. 

Aurelia : Comme vous le disiez tout-à-l'heure Chaos Heidi a rejoint le groupe après la sortie du premier album, comment en êtes-vous arrivés à travailler ensemble? Que faisiez-vous avant Asylum Pyre?

Heidi : J'ai eu quelques expériences avec certains groupes, des projets qui n'ont pas été poussés très loin ou qui n'ont pas forcément fonctionné et dans lesquels je ne suis pas restée très longtemps. J'avais envie de trouver le projet qui allait vraiment me parler, autant musicalement que dans ses objectifs. Je voulais quelque chose de plus professionnel avec un projet d'album et des concerts et pas seulement un projet amateur. Il se trouve qu'au moment où j'étais disponible Asylum Pyre était en train de chercher une nouvelle chanteuse donc j'ai répondu à leur annonce et puis les démos et les auditions se sont enchaînées. J'ai intégré le groupe au bout de deux mois. 

Johann : On est entré en contact avec à peu près une trentaine de chanteuses.

Aurelia : J'ai lu sur votre site internet que vous faisiez des appels pour trouver des dates de concert. Récemment nous avons pu interviewer Renaud Hantson de Satan Jokers qui s'insurge de la difficulté qu'ont les groupes aujourd'hui à trouver des dates qui soient rémunérées décemment. J'imagine que vous avez eu à faire face à ce genre de difficultés, est-ce encore le cas aujourd'hui?

Vince : On évolue dans un milieu culturel qui est minoritaire, surtout en France, et qui n'est pas spécialement encouragé par les politiques culturelles donc on essaye effectivement de se démerder tant bien que mal! 

Heidi : C'est vrai que ce n'est pas évident de trouver le moyen d'aller jouer. C'est beaucoup à la débrouille, au réseau, parfois au culot et on ne peut pas se permettre de poser des exigences au niveau de la rémunération sinon on se fait refouler. 

Vince : D'un autre côté par rapport à certains groupes de notre scène et de notre calibre nous avons la chance d'avoir certains gages de crédibilité qui nous facilitent un peu les choses en nous permettant de bien nous vendre. Par exemple le fait d'être signés sur un label allemand ou encore d'avoir répondu à Doro en seulement deux jours, de s'être installé pour le concert en dix minutes … 

Johann : On a eu exactement SIX minutes! 

Vince : Toutes ces choses-là font que nous avons acquis une certaine crédibilité. 

Aurelia : Quel souvenir gardez-vous de ce concert en première partie de Doro?

Heidi : C'était génial! 

Vince : C'est vrai. On a eu deux jours pour préparer le concert, dix minutes pour s'installer mais ce qui était le plus angoissant était de jouer devant un public qui ne nous attendait pas et qui avait une certaine idée du Hard Rock, qui est un style assez strict avec ses codes précis auxquels nous ne correspondons pas forcément parce qu'on emprunte à beaucoup d'autres choses en-dehors de ça. Il y avait des chances pour qu'on se plante mais au final l'accueil à été très bon. Même les musiciens de Doro sont venus nous voir après le concert pour nous féliciter! 

Heidi : Des gens sont venus nous voir au stand, beaucoup ont acheté notre disque. Nous avons vraiment été très agréablement surpris de cet accueil venant de personnes qui, pour la plupart, ne nous connaissaient pas et n'étaient venus pour nous voir. 

Aurelia : Pensez-vous qu'avoir fait la première partie de Doro vous a permis de vous ait aidé à vous faire connaître auprès d'un public plus large?

Heidi :  Oui , incontestablement. Nous allons bientôt faire quelques concerts dans le Nord, près de Lille, et des gens nous ont déjà dit qu'ils viendraient nous voir parce qu'ils étaient au concert de Doro et qu'ils avaient beaucoup aimé. 

Vince : Ce genre d'évènement à forcément un impacte. C'était au Divan du Monde donc cinq cent personnes nous ont vues et ont découvert Asylum Pyre. Au début la salle était vide parce qu'à cause d'un petit souci d'organisation nous avons commencé à jouer à l'ouverture des portes mais à la fin la salle était pleine, les gens sont restés pour nous écouter, je crois qu'on peut dire que la plupart ont plutôt aimé. 

Aurelia : Vous parlez également sur votre site d'une éventuelle tournée européenne, avez-vous réussi à la mettre en place? Le fait d'avoir signé chez un label allemand vous aide-t-il dans ce cas?

Heidi : Ça fait partie des fameuses difficultés, le travail du label étant principalement la distribution et la promotion ils ne peuvent pas nous aider à trouver des dates, on s'occupe nous-même de notre booking. Malgré nos deux albums et la signature chez Massacre Records nous ne sommes encore jamais sortis de France. Il nous faut d'abord faire nos preuves dans notre pays, faire un peu parler de nous et réussir à trouver l'opportunité qui va nous amener à l'étranger ainsi que l'argent pour le faire, et pour l'instant ce n'est pas facile. J'ai bon espoir que nous pourrons le faire à l'avenir, pour le moment nous avons une date de prévue en Suisse. 

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