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[INTERVIEW] : Paavo d'Apocalyptica pour la sortie de "Shadowmaker"

Écrit par Devin (traduction Marie-Eleonor) le .

Interview de Pavoo (violoncelle ... logique) d'Apocalyptica a propos de la sortie du nouvel album du groupe "Shadowmaker" et la venue du groupe en France en Novembre prochain. Le musicien revient sur les derniers aventures du groupe, sa carriere, le nouvel album ainsi que la position "indépendante" dans laquelle se trouve Apocalyptica actuellement.

Church : Vous êtes venus nous parler du nouvel album et du  prochain concert que vous donnerez à Paris, en novembre..

Paavo : Voilà. Cela fait deux semaines que nous sommes sur la route pour assurer notre promo. Tout d’abord, nous avons participé à 70000 Tons of Metal, une croisière qui va de Miami…
 
Church : Ce doit être vraiment cool !
 
Paavo : Ca l’est ! La croisière va de Miami à la Jamaïque, puis retour à Miami. Une soixantaine de groupe de heavy metal s’y produisent et c’est vraiment bien. Vous devriez y aller. L’ambiance est super, là-bas.
 
Tout le monde est à bord du même bateau. Les groupes sont tout le temps sur le même bateau. Tout le monde se sert au même buffet. Ici, les groupes ne vont pas au restaurant. Tout se partage ensemble. Les gens, les fans, taquinent les groupes. C’est comme une grande famille du metal.
 
C’est l’un des avantages, comme dans les festivals de metal. Tout le monde s’entend avec tout le monde. Ce qui unit tous les participants, c’est le metal. Nous formons une famille metal. Tout le monde est complètement déchiré. Vous savez, boire 5 jours quand on est en tournée, faire du headbanging durant les concerts. C’est…
 
Church : Je suis moi-même musicien. Je ne veux pas jouer quand je suis saoul. Je perds le contrôle.

Paavo : Evidemment, nous avons des prestations à assurer. Nous n’avons pas le droit d’être déchirés, mais le public peut se permettre de l’être 4 ou 5 jours.
 
Church : C’est dangereux à l’international.
 
Paavo : Oui… La croisière est vraiment fantastique. Même quand tout public est déchiré, l’atmosphère est super cool. Il n’y aucune agressivité. Nous n’avons pas vu une seule baston ou un truc du genre. Dans un festival plus commun, comme un festival pop, par exemple, il y a bien plus de bagarres. Mais les metalleux… Le Wacken Open Air ou le Hellfest, c’est pacifique ! Les metalleux aiment la metal et la paix. C’est très familial. On est comme des frères.
 
Métalleux, frères… La musique est une chose fantastique, surtout le metal. On peut unir les gens, les nations. Nous pouvons unir les nations, les races, les êtres humains. On oublie la politique et tous ces trucs stupides.
 
Church : Pour ceux qui ne vous connaîtraient pas bien… Je pense que tout le monde vous connaît mais… Pourriez-vous dire quelques mots à propos de vos influences personnelles et de celles du groupe ? Comment associez-vous le metal et les compositeurs nordiques ? Il y a des œuvres comme celles de Peer Gynt, entre autres.Parlez-nous de la musique classique et du metal.

Paavo : D’accord. Je vais présenter brièvement Apocalyptica. Notre groupe a déjà un certain âge : nous existons depuis presque 20 ans. A la base, nous étions un groupe de violoncellistes jouant du classique. Nous  étions enfants et nous écoutions tout le temps du rock. Un jour, nous avons voulu jouer quelque chose de plus amusant avec nos instruments classiques. Ça a été le début d’Apocalyptica. On a commencé à faire des reprises de Metallica juste pour s’amuser. On n’avait aucun objectif, pas même un album. On jouait à l’occasion de la fête du bahut ou d’un camp musical. On faisait ça pour s’amuser. Cette musique nous plaisait, on voulait juste être rebelles et différents tout en jouant sur nos instruments classiques. Nous étions fans de Metallica, fans de rock. On n’avait rien programmé du tout et on s’est retrouvés à donner notre premier concert metal. Une maison de disques nous a proposé d’enregistrerun album. Au début, on jouait des titres de Pantera, de Sepultura, de Metallica, mais pour le 1er album, on a voulu un concept bien délimité alors on s’est cantonné à Metallica. On s’est lancés dans la réalisation de l’album. On a joué quelques concerts, peut-être 10. C’était comme un projet et, tout d’un coup, le succès a été énorme. L’album est sorti dans 50 pays aux 4 coins du monde. Il s’en est vendu 1 million d’exemplaires. Nous en étions à notre 5e concert dans un context erock and roll et le public venait nombreux.
 
Church : C’est vraiment impressionnant !
 
Paavo : Oui ! Notre 5e concert, c’était en 1re partie de Metallica à Helsinki. Nous avonsjoué 2 fois dans ce cadre. Imaginez : un jeune groupe qui en est à son 5e et à son 6e concert et qui se retrouver à jouer en 1re partie de Metallica ! On se disait que se retrouver à jouer en 1re partie de Metallica était vraiment colossal !
 
Church : Ce devait être une vraie surprise, je pense !
 
Paavo : Oui, c’était une surprise. Bien sûr, on se disait : « waouh, c’est génial ! ». Pour un début, c’était une opportunité exceptionnelle, une possibilité énorme qui nous était offerte de créer quelque chose de totalement différent, de nouveau.
 
Church : Personnellement, c’est ce que j’aime dans votre musique. Vous n’avez pas peur d’apporter des instruments classiques sur la scène et de proposer un mélange d’influences. Je suis également impressionné par vos techniques de jeu. Je suis moi-même musicien, je sais ce que c’est que de jouer de façon « rock » et vous le faites très bien. 
 
Paavo : Durant un certain nombre d’années, nous n’avons eu aucun but sur le long terme. On a toujours avancé petit à petit en voyant l’objectif se dessiner devant nous. C’est comme trouver sa voie dans le monde de la musique. Au début, on se limitait à nos reprises. Et puis, on s’est dit qu’on pourrait créer nos propres compos. On a alors commencé à composer nos propres titres. Il s’agissait de morceaux totalement originaux. Ensuite, on a collaboré avec des batteurs comme Dave Lombardo, de Slayer. On voulait quelque chose de démoniaque  et on a ajouté une batterie. Ensuite, sur plusieurs albums, on a travaillé avec des chanteurs. On jouait de plus en plus de titres qui mélangeaient le rock, le metal, les parties instrumentales et chantées. Associer ces 2 univers : le métal et le classique… Durant un certain nombre d’années, Apocalyptica a joué avec le contraste côté agressif du metal/sublime. Tout était là.
 
Church : Vous changez la composition. C’est très intéressant parce que vous créez un nouveau style, un nouvel univers.
 
Paavo : Bien sûr. Nous pensons que si vous voulez avoir un côté heavy, il faut qu’il y ait en parallèle quelque chose qui ne soit pas heavy pour justement mettre en valeur le côté heavy, par contraste. Nous voulons montrer que notre style peut être très délicat, beau, romantique mais aussi vraiment puissant.
 
Church : Oui, parce que vous possédez quelque chose que les groupes de metal n’ont pas avec leurs instruments habituels. Il y a le mode de jeu : piano, forte, etc. Cette différence n’existe pas dans le rock - à part peut-être chez des groupes comme Led Zeppelin – et peu dans le metal.
 
Paavo : Les dynamiques sont importantes. Puisque nous venions du classique, nous voulions qu’il y ait différentes strates dans notre musique.
 
Church : C’est votre particularité. Vous avez apporté ce concept à l’univers du metal.
 
Paavo : Il peut y avoir des titres rock assez basiques avec une construction simple, et d’autres titres avec plein de strates.Ça peut être vraiment complexe. Vous pouvez avoir besoin de 10 ou 15 écoutes pour tout saisir vraiment. Vous ne pouvez pas vous contenter d’une écoute depuis votre ordinateur.
 

Church : Par rapport à votre dernier album, avez-vous atteint une nouvelle étape ? Etes-vous arrivé au sommet auquel vous vouliez parvenir, niveau son ? C’est plus sombre, on dirait.

Paavo : On va repartir 2 ans en arrière. Nous avons pris une sorte d’année sabbatique durant laquelle nous ne nous sommes pas produits du tout. Nous avons mené 2 projets parallèles durant cette période. Tout d’abord, il y a eu « Wagner Reloaded », un énorme projet basé sur la danse, en Allemagne. A la base, ce projet avait été conçu pour un festival consacré à Wagner. Le concept était de raconter la vie de Richard Wagner, le compositeur d’opéras, et d’interpréter de la musique classique à la façon d’Apocalyptica.

C’était à la fois une performance scénique et l’histoire de sa vie. Il y avait 200 danseurs, un orchestre symphonique, Apocalyptica… C’était vraiment une très grosse production. Nous avons trouvé l’expérience très intéressante. Ce fut pour nous une sorte de métissage. L’hiver dernier, nous avons participé à un autre projet très important : Avanti ! Chamber Orchestra, un orchestre de musique contemporaine originaire d’Helsinki. Ils ont partagé une tournée d’une quinzaine de dates en Europe du Nord avec nous. On a adapté des titres d’Apocalyptica pour un orchestre et on les joués sur scène.
 
Il y a eu une quinzaine de concerts. Le dernier a eu lieu au Wacken Open Air Metal Festival, en Allemagne. Vous connaissez ? C’est l’un des plus importants festivals de metal d’Europe, voire du monde. Nous étions la tête d’affiche de la scène principale le temps d’une soirée. Ce concert fut fantastique. Les 2 projets, Wagner et Avanti ! ApocalypticaSymphonic, étaient tellement importants ! Ils reposaient sur les bases du classique, les éléments du classique, le côté complètement instrumental du classique. Pour l’album, en revanche, nous voulions revenir à un album rock, retourner à du rock compact, bien solide. Ça a été notre point de départ. Sur le plan musical, on a voulu s’orienter un peu plus vers le progressif.
 
Church : Oui, je l’ai constaté. C’est très réussi. J’ai écouté quelques nouveaux titres. Il y a de l’électronique, des effets, des guitares électriques et différents tempos, différentes strates, différentes dynamiques… Waouh… Juste waouh ! C’est vraiment bon !
 
Paavo : On en revient à un album à l’échelle d’un groupe. Certains titres sont assez longs. Ils peuvent durer quelque chose comme 8 minutes. Nous ne consommons pas de champignons hallucinogènes, mais le résultat est une espèce de champignon hallucinogène musical. C’est tripant, progressif, intéressant… Le concept nous amusait. « Shadowmaker » est le premier titre disponible sur des plates-formes de streaming comme Netflix, YouTube ou Spotify. Il dure 7 minutes et 44 secondes. Ça commence avec un tempo assez vif, en 4/9 et parfois 4/5… C’est assez compliqué sur le plan technique mais si tu ne te prends pas la tête, c’est simple.  Après, le tempo s’adoucit.
 
Mais si vous commencez à analyser le titre… on se dit : « Mais bon sang, qu’est-ce qui se passe là-dedans » ? (rires). Parfois, on ne sait même pas comment, on peut avoir une partie instrumentale qui dure 4 minutes suivie d’une nouvelle partie chantée. Il nous a fallu plusieurs mois pour mettre l’album sur pied. C’est un mélange de parties chantées, de metal progressif et de rock.
 
Church : En ce sens, on peut dire que pour ce type d’hybridation, vous êtes des pionniers. Il y a eu DeepPurple, par le passé. Vous n’êtes pas les premiers, mais vos mélanges sont vraiment uniques. Vous êtes des espèces de pionniers du genre sur le plan de la composition, surtout qu’il y a aussi du progressif sur votre dernier album. Vous avez également ajouté des éléments gothiques ou des références aux grands classiques de l’horreur, notamment sur le plan visuel. Vous qualifieriez cela de gothique ou bien…
 
Church : Vous ne connaissez pas d’autres groupes qui proposent une musique un peu dans votre style ? Pas vraiment ? C’est vrai que c’est difficile ! C’est dur de jouer comme vous !
 
Paavo : Oui… Je ne me compare pas tellement aux autres. Vous savez, on essaye d’interpréter notre musique telle qu’on la conçoit. On ne se préoccupe pas trop de ce que font les autres. On n’écoute pas trop l’avis des autres. On sait vraiment ce qu’on veut et ce qui nous plaît. Nous sommes vraiment satisfaits de cet album, « Shadowmaker »,  parce qu’on a eu la liberté totale de faire ce qu’on voulait faire. Quand on a commencé à s’y pencher, on n’appartenait à aucun label, à aucune maison de disques. On a finalisé l’album nous-mêmes de façon à se sentir complètement libres de nos actes. D’ailleurs, nous n’avons plus de maison de disques.
 
Church : Oh ? Vraiment ?
 
Paavo : Vraiment. Nous n’étions plus sous contrat quand nous avons finalisé l’album. Nous avons tout fait nous-mêmes sans subir la pression d’un label.
 
Church : C’est impressionnant !
 
Paavo : C’est complètement ce que nous voulions. Une liberté totale pour tout. On voulait que ça passe comme ça s’est passé.
 
Church : C’est une véritable position artistique.
 
Paavo : C’est fantastique. Bien entendu, on travaille avec différents labels en Europe ainsi que sur le continent américain et on apprécie beaucoup cette collaboration. En fait, on joue le rôle de la maison de disques.
 
Church : Il faut juste un label pour la distribution.
 
Paavo : Voilà. Pour assurer la distribution dans différents pays. L’Europe est majoritairement gérée par notre propre management.
 
Church : C’est une bonne chose.
 
Paavo : Nous sommes indépendants, musicalement parlant ! Hahaha ! Nous ne sommes plus des esclaves ! Nous sommes libres ! Viva la révolution !
 
Church : Une dernière question. Et si on parlait de Franky Perez ?  Il a travaillé avec System of a Down et Slash and Friends, entre autres. Il a participé à de très bons projets. Que retenez-vous de cette collaboration ? Qu’avez-vous apprécié le plus ?
 
Paavo : J’ai déjà parlé des 2 années de pause. Durant cette période, nous avons travaillé sur le projet de musique classique Avanti ! et nous avons souhaité préparer un album rock bien compact. On a passé des années merveilleuses à réaliser diverses collaborations avec des chanteurs comme Corey Taylor, Till Lindemann de Rammstein… Tant de choses fantastiques… Nous voulions un album de rock plus compact avec un seul chanteur. Un album avec un objectif et des titres bien compacts qui rendraient l’ensemble bien solide.

Nous sommes partis à la recherche du bon chanteur. Nous sommes passés par différents réseaux. On a cherché partout. En fait, on a demandé à toutes les personnes importantes de l’industrie musicale, à tous nos amis aux 4 coins du monde qui pourrait être LE bon chanteur. On a eu environ 30 candidats.
 
N’en retenir qu’un a été compliqué ! Au final, nous en avons sélectionné à peu près 5. Franky était de loin le meilleur chanteur. Nous étions vraiment enthousiastes parce qu’il peut chanter des trucs hard, pousser des cris, des hurlements, tout en étant très bon pour les parties douces et mélodiques.
 
Church : Comme vous le faites avec vos instruments.
 
Paavo : Oui, et c’est pour ça qu’il nous convenait si bien. C’est un excellent chanteur. Il est fantastique. Evidemment, on a eu un peu peur… 4 Finlandais originaires d’Helsinki confrontés à un Américain né à Vegas ! Le gars est né à Vegas, il est 100 % rock n roll ! Il vit toujours là-bas. Il connaît tout le monde, dans le milieu du metal.Il est ami depuis très longtemps avec les mecs de Korn, Slipknot et compagnie. Il connaît tout le monde personnellement. Il bavarde avec Ozzy Osbourne, participe à un album qui lui est consacré…
 
Church : Ce n’est pas un débutant !
 
Paavo : En effet. Il est comme un père pour nous tous. C’est vraiment un mec fantastique. Il s’intègre très bien dans notre groupe. Il aime notre mentalité finlandaise. Nous, les Finlandais, parfois, on est très calmes, on ne parle pas beaucoup, mais quand on parle, c’est qu’on a quelque chose à dire. On est honnêtes, attentionnés…
 
Il a l’air de nous apprécier beaucoup et c’est réciproque ! Il a été fantastique. Il est beau et c’est un fantastique chanteur. J’espère que tous nos amis vont l’adorer.
 
Church : Merci pour tout. Merci pour vos réponses.

Paavo : Eh bien, ce fut un plaisir de parler avec vous. A bientôt, j’espère.

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