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[INTERVIEW] Cyd de Magoa pour la sortie de "Imperial"

Écrit par Antephil le .

Délivrant un metal moderne puissant, les Français de Magoa accentuent encore plus leur style et gimmicks avec leur nouvel album "Imperial". Nous avons voulu partager et faire connaitre plus amplement la musique du groupe avec un entretien en compagnie de Cyd (chant) pour nous présenter Magoa et ce nouvel opus.

Présente-nous Magoa et son parcours, de ses débuts à aujourd'hui.

Nous sommes de région parisienne. Le groupe a commencé à être en activité en 2010. 1er album "Swallow The Earth" est sorti en 2011, suivi par l'EP, "Animal", en 2012. Un 2e vrai album, "Topsy Turvydom", a été réalisé en 2013. Imperial vient tout juste de sortir.

Justement, parle-nous de cet album.

Pour "Imperial", on a changé complètement notre manière de fonctionner. On a travaillé un an avec un producteur, un ingénieur du son, qui nous a « drivé » sur le processus créatif. Il a été avec nous lors de la réalisation de chaque album. Il nous a beaucoup apporté grâce à sa créativité et à ses talents de réalisateur. L'an dernier, quand on a attaqué la composition d'"Imperial", on ressentait le besoin et l'envie de faire un album entièrement personnel. On s'est donc enfermés comme on le fait d'habitude, sauf que là, on était juste nous quatre, sans agent extérieur, afin de réaliser cet album de A à Z. Vincent, l'un des guitaristes, et moi-même en avons assuré la réalisation, du début de l'enregistrement jusqu'au mastering. Ça émane donc à 100% de nous. On avait besoin de proposer quelque chose de vraiment personnel sans interférence extérieure durant le processus créatif.

Du coup, qu'est-ce qui différencie ce nouvel album des précédents ?

Déjà, on est sur quelque chose de plus personnel, de plus mature aussi. La direction est plus affirmée qu'il y a trois ans, presque quatre. On était dans une période différente. On n'avait pas le même âge, aussi. Le processus a changé complètement. "Imperial" révèle le vrai visage de Magoa. Le groupe  n'est plus bridé et il a laissé libre cours à toutes ses idées, sans aucune autocensure d'écriture. C'est peut-être pour ça qu'on retrouve des morceaux comme "Untouchable" ou "Merge", qu'on ne se serait peut-être pas permis d'écrire il y a quatre ans.

Comment qualifierais-tu la musique actuelle de Magoa ? Quel est votre style ? Qu'est-ce qui vous différencie des autres groupes de modern metal ou des formations de votre génération ?

On nous a collé à peu près toutes les étiquettes possibles et imaginables depuis six ans ! Ça va de deathcore à metalcore, en passant par post hardcore, etc. Je t'avoue que je suis un peu allergique à ce genre de trucs ! A toi de me donner ton avis.

Ça me fait penser à Mnemic, Soilwork... Ça combine le deathcore, le metalcore, ce genre de choses.

Tu as raison. C'est vrai que pas mal d'influences nous viennent du death suédois. Une certaine partie de la scène suédoise a donné naissance à tout ce « core ». Je prends ça comme un compliment. Après, j'aime bien dire qu'on fait de la musique alternative, au sens large du terme. On fait de la musique dissidente. On fait de l'alternatif. On fait du metal.

Bonne définition ! Quels sont les thèmes généraux de Magoa ? Quel est son univers ?

L'univers découle de celui dans lequel on vit. A notre niveau, on essaye de réveiller un peu les consciences. "Imperial" décrit la chute d'un empire dont tout le monde a déjà décelé les failles. On sait que c'est en train de se casser la gueule. La phase abordée dans "Imperial", c'est justement la prise de conscience générale et les moyens d'échapper à la chute. C'est ce qui m'intéresse en tant que créateur de chansons.  Si les textes que j'écris peuvent faire réfléchir certaines personnes sur quelques thèmes, c'est que j'ai rempli ma tâche et j'en suis très heureux. C'est mon but. En tant qu'artistes et créateurs de contenus, notre devoir est de véhiculer un message, de porter le flambeau de notre génération et de notre société, tout simplement. On parle de ce qu'on vit, de ce qu'il y a autour de nous. Si on fait du metal, c'est qu'on a des choses à dire là-dessus. Je regrette un peu qu'il n'y ait pas beaucoup d'artistes de notre époque, émergents comme nous, qui parlent de ce genre de choses en portant le flambeau d'un message et d'un courant.

Des revendicateurs.

Oui ! 

Pour rester dans la musique du groupe, vous avez l'air d'apprécier les chœurs scandés. D'ailleurs, y a-t-il un lien entre "Resistance" et "The First Day" ? Les chœurs scandés se ressemblent beaucoup.

C'est vrai. Pour exprimer la résistance et le rassemblement, et c'est ce qui nous manque aujourd'hui puisqu'on est trop divisés, je pense qu'il n'y a rien de mieux que d'utiliser des chœurs parce qu'on a envie de scander des choses tous ensemble. On a essayé de choisir les paroles les plus lourdes de sens que l'on pouvait trouver pour illustrer les morceaux. Les chœurs sont un bon moyen de véhiculer un message fort. On aime le côté fédérateur de ce genre de choses. Un morceau de musique, ça doit aussi être des refrains, des choses « catchy ». Quand on a terminé d'écouter le morceau, il faut qu'il en reste quelque chose, qu'on se souvienne d'une mélodie, d'une phrase…

Je peux te dire que ça marche !

J'en suis très heureux, alors !

C'est pour ça que je te posais la question !

J'en suis très heureux, c'est vraiment le but. On aime faire des choses très brutales. Plus c'est violent et plus ça nous plaît. Faire des chansons, c'est aussi marquer un peu les esprits, et pour cela, il faut des choses fortes, il faut un refrain qui reste. Évidemment, ça ne doit pas se faire au détriment du message et de la musique. L'un peut servir l'autre. Je pense que c'est possible.

D'accord. Vous avez fait un clip pour le titre "Resistance". Peux-tu nous dévoiler un peu le concept ? Quel lien y a-t-il entre le clip et la pochette de l'album ?

Pour la pochette de l'album, l'idée principale, c'est l'ancien régime qui couronne de nouveau. On voit deux mains de squelette qui posent la couronne sur la nouvelle impératrice. Le morceau "Resistance" nous semblait être le morceau le plus apte à représenter le message général de l'album. On l'a choisi car c'est l'un des plus rapides et des plus violents. Pour nous, il marque bien la différence avec ce qu'on a fait avant. On avait plus tendance à être sur du mid tempo et à être moins bourrins. La mise en images a été faite par notre réalisateur, Benjamin Cappelletti, avec qui on bosse depuis longtemps, maintenant. Cette femme, qui est très belle, représente le peuple. Grâce à une image forte, celle du régicide, elle va récupérer son dû, sa couronne d'impératrice. Tout cela est mis en images de façon assez brutale. C'est du cinéma, bien évidemment. C'est du symbole. Il faut se baser sur des symboles forts. C'est tout à fait l'illustration du concept de l'album et de la pochette.

D'accord. Parlons des projets du groupe. Il n'y a malheureusement pas de date annoncée sur la page Facebook du groupe. Peux-tu nous en dire plus ?

Effectivement, aucune date n'est annoncée pour l'instant. J'espère qu'on va être en mesure d'en annoncer le plus vite possible pour le début de l'année 2017. On espère repartir très vite sur les routes. Ça fait un moment qu'on n'a pas joué et ça nous manque.

Depuis 2015, apparemment !

On a fait nos dernières dates en France et en Belgique début 2015. Ensuite, on s'est mis dans le nouvel album. Du coup, on a malheureusement dû refuser quelques dates qui étaient dans cette phase de transition. On avait beaucoup de choses à faire. On a monté le studio où on a réalisé l'album. Il s'est passé pas mal de choses en 2015. On espère que début 2017, tout ça reprendra de plus belle et qu'on retrouvera la scène pour proposer toujours le meilleur. On espère donner des shows de plus en plus bons dans des salles de plus en plus belles et aller jouer dans des endroits qu'on ne connaît pas, devant des gens qui nous découvriront. C'est le but à court terme !

Pour finir, notre petit rituel : on te laisse la parole. As-tu un message pour vos fans ou pour les gens qui vous découvrent ?

Déjà, un grand merci pour cette interview. Je suis très heureux qu'on nous donne la parole. Un message pour tout le monde : « réveillez-vous, lisez les paroles ». On pourra en discuter. Plein de choses peuvent se passer. L'important, c'est la connaissance. Il faut s'ouvrir et prendre conscience de ce qui nous entoure, réfléchir un peu. On sera très heureux de pouvoir partager ça avec vous très rapidement.

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