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[INTERVIEW] Laurent Gisonna de Deficiency pour la sortie de "The Dawn Of Consciousness"

Écrit par Antephil le .

Après un premier album extrêmement prometteur avec "The Prodigal Child" en 2013, les français de Deficiency sont revenus avec un nouvel album en Mars dernier, confirmant les espoirs mis dans la formation de thrash. Rencontre avec Laurent (chant/guitare) pour nous parler de "The Dawn Of Consciousness".

Comme il s'agit de notre premiere interview avec Deficiency, peux-tu nous rappeler l’historique du groupe ?

Defiency a été créé en 2009 en Moselle, une région située dans le nord-est de la France, proche de l’Allemagne. On a fait un 1er album en autoproduction totale, en 2011. Cela nous a permis de nous faire connaître un peu plus dans le Grand Est, d’être signés sur un label, Fantai’Zic Productions. Ensuite, on a voulu mettre les bouchées doubles et faire quelque chose de professionnel avec The Prodigal Child, en 2013, ce qui nous a ouvert de nombreuses portes, notamment côté scène. On a pu ouvrir pour Machine Head, Testament ou Napalm Death. On a fait le Motocultor, l’Anger Fest… On a fait des trucs super sympas qu’on n’aurait jamais pensé faire avant de se lancer dans cette aventure ! Nous voilà avec le 3e album, en 2017, "The Dawn of Consciousness ". On espère continuer sur cette lancée.

3 ans se sont passés depuis la sortie du précédent album. Quels ont été les retours du public, de la critique ?

Très bons. L'ambition avec le précédent album, "The Prodigal Child", c'était de franchir un cap.  On pense avoir bien réussi à le faire. Ça a même dépassé nos espérances au regard des dates qu’on a pu assurer, des retombées qu’on a pu avoir. C’est vraiment tip top.  Les retours ont été très bons. L'album a bien circulé, s'est bien vendu, et on est très contents d'entamer un cycle neuf.

Le concept n'a pas changé: votre musique oscille toujours entre le thrash technique et une structure progressive.  Comment faites-vous pour garder un juste milieu entre ces 2 style ?

C'est surtout la synthèse de tout ce qu’on écoute. En tant que musiciens et fans de métal, on aime beaucoup de styles différents. On ne se force pas à intégrer un passage ou un style donné à nos compos. C'est quelque chose qui se fait très naturellement et qui rend notre musique aussi riche. Pour la cohérence, on essaye de garder certaines choses en tête comme un refrain bien accrocheur car c'est ce qu'on aime, en musique. On veut un refrain qui percute, qui accroche bien, des passages un peu plus expérimentaux, un peu plus progressifs, comme tu l'as souligné, ou un peu plus techniques, mais ce n'est pas ça qui construit les morceaux du cœur de notre groupe. On essaye de faire la synthèse de tout ce qu'on aime.  Ça se fait naturellement.

Du coup, quelles sont les influences qui permettent de construire la musique de Deficiency ? Quels sont vos groupes favoris ?

On se rejoint tous sur des groupes de trash européens ou américains, notamment Metallica, Megadeth, Slayer, Testament ou Kreator. Ce sont des groupes qui, chacun dans leur style, ont réussi à combiner l'aspect mélodique, technique mais aussi brutal et anarchique du trash métal. Ce sont nos racines. Après, comme on suit beaucoup la scène métal actuelle, on est donc également influencés par des styles plus modernes. Un groupe fait consensus : Machine Head. Death Angel, Kreator, c’est la base de ce qu'on écoute.  Après, il y a des apports.  Jérôme est super fan de Meshuggah. On adhère aussi à Symphony X. Il y a des apports de différents horizons.

Est-ce que je me trompe ou Trivium est une influence ? Les refrains et la structure technique rappellent fortement Trivium, tout de même.

On nous le dit beaucoup. Trivium est l'un des groupes à faire consensus. Un album sort du lot : "Shogun". Pour nous, c’est la meilleure période du groupe. Actuellement, ce n'est plus le même kif.

Justement, qu’as-tu pensé des changements de ce groupe ?

Honnêtement, j’ai lâché Trivium il y a quelques années. Je n'ai même pas écouté le dernier album en entier. "Shogun" reste une référence pour le groupe.

Sur votre nouvel album, il y a à nouveau une grosse production, un gros son. Accordez-vous une attention particulière à ce genre de détails ?

Le son joue pour beaucoup dans l'identité d’un groupe. Si tu débarques avec un 3ème album et une production moyenne, un son pas à la hauteur, soit tu te fais oublier, soit le public ne suivra pas. Il nous est impératif d'avoir une production très propre, très correcte. On fait entièrement confiance au Dome Studio, qui produit nos albums. Ce sont des gens qu'on connaît. Ce studio a sa patte, un son qui lui est propre, avec une approche moins américaine. Je ne sais pas si tu le ressens également ainsi.

Un son suédois. Le claquement de la basse et certains ascpects le traduisent bien.

On est d’accord. Les influences sont plus nordiques qu'américaines. Aujourd'hui, énormément de groupes ont un son américain. Ce n'est donc pas plus mal qu'on sonne différemment. C'est peut-être même un point positif.

Vous avez gardé un haut niveau technique. Vous bossez, vous passez du temps sur vos instruments ?

Quand on doit travailler sur un morceau, on va forcément bosser nos instruments. Je vais t'avouer qu’on n'est pas 24 heures sur 24 sur nos grattes car on doit aussi gérer notre boulot et notre vie.

C'est surtout sur scène, au fur et à mesure des concerts, que tu prends du niveau. Enfin, en ce qui nous concerne. C'est vraiment là que tu forges ta technique. Jouer dans sa chambre, c'est une chose. Le faire sur scène en bougeant, c'en est une autre. C'est vraiment sur scène que tu assimiles la dextérité, la technique.

Ce qui est marrant, c’est que tous les titres sauf 2 ("And Now Where Else to Go" et "Post Knowledge Day") durent 5 minutes environ. Est-ce voulu ?

Pas du tout. Je m'en suis rendu compte au moment de la tracklisting, quand les morceaux étaient finis. J'ai vu qu’ils faisaient la même durée. C'était vraiment inconscient. Ça montre aussi qu’on n'a pas voulu faire un morceau au format radio, de 3 ou 4 minutes. Ce qui est certain, c'est qu'on n'a pas voulu faire de machin de 22 minutes, trop progressif. En accord avec notre inspiration, ça fait 5-6 minutes. C’est comme ça que ça s'est fait, tout naturellement.

"Post Knowledge Day" est de nouveau un instrumental ? Vous avez appliqué ce concept dès le 1er album. Qu'est-ce que ça vous apporte, par rapport à une composition contenant des vocaux ? Quel est l'aspect qui vous intéresse, là-dedans ?

C'est juste une certaine manière d'écrire de la musique, une approche différente de celle du chant. Ça te permet d'apporter des choses différentes. Il faut que la mélodie et la technique soient là, mais autrement. C'est ça qui peut nous intéresser, d'autant plus que sur les instrumentaux qu’on propose depuis le 1er album, il y a des gimmicks et des harmonies qui reviennent. On part sur une trame relativement similaire, mais on l'explore d'une voie complètement différente d'une instru à l'autre. Si tu écoutes l'instrumental de l'album précédent, tu vas retrouver des harmonies qui sont à peu près les mêmes que celles du nouveau, mais travaillées complètement différemment. On a trouvé une voie sympa avec le premier instru. On a voulu décliner différentes exploitations de la mélodie. Est-ce qu’on le refera sur le prochain album ? Je ne sais pas.

Comme Metallica, qui a fait ça un moment puis laissé tomber.

Ce n’est pas un objectif en soi de faire un titre instru par album. Ça s’est imposé à nous

"Post Knowledge Day" est un titre avec des instruments classiques. Il y a des claviers. Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire une compo dans cette optique-là ?

A la base, je viens du classique. J’ai fait du piano durant très longtemps. J’ai baigné dans l’univers du classique. Je trouve que le metal est le style qui se rapproche le plus de la musique symphonique et classique. Le mélange des deux est absolument gigantesque, chez certains groupes. Pour l’album précédent, on avait fait des introductions au piano.

 Mais là, je trouve que c’est mieux agencé. Je ne connais pas les autres albums à fond, mais là, c’est ce qui m’a surpris. Pour moi, c’est le meilleur titre de l’album, au niveau des refrains, de l’agencement.

C’est l’un de mes préférés aussi, pour être tout à fait honnête avec toi ! Ma sœur fait de l’alto depuis de très nombreuses années. Elle a souvent joué dans des orchestres. C’était aussi l’occasion de la faire participer à l’album.

 Voulez-vous continuer dans cette optique-là ou était-ce un one-shot ?

On n’a aucune limite. Sur l’album précédent, on a des intros au piano, des intros symphos. Si on sent qu’à un moment, ça peut servir le morceau, le rendre plus ample, plus épique, on le fera sans se poser de barrière. La porte n’est absolument pas fermée. Je pense qu’on ne deviendra jamais un groupe de metal symphonique à proprement parler, mais si on peut faire quelque chose, on ne s’en prive pas.

Si vous avez des idées, vous êtes capables de les appliquer. Comment vous êtes-vous retrouvés chez Apathia ? Comment ça se passe, avec eux ?

Ça se passe bien. On cherchait un nouveau label après la sortie de notre précédent album. On voulait un peu plus de support, de promo. On a eu plusieurs touches, avec différents labels, et finalement, ça s’est fait avec lui. Il est français. On se parle directement et franchement.

En plus, c’est un jeune label, je crois.

Oui, un jeune label qui monte. Ce qui est intéressant pour nous, c’est qu’on peut aussi aller vers une structure qui a de l’avenir devant elle. Ce n’est pas sur un truc pré-établi. On a eu des contacts auparavant avec de gros labels parfois étrangers, mais les gros contrats qu’ils nous soumettaient et la place qu’ils nous proposaient d’occuper ne nous convenaient pas.

Quels sont les projets du groupe ? Qu’est-ce qu’Apathia peut vous apporter ? Qu’avez-vous en tête ?

Notre projet, c’était la sortie de l’album. On a 8 dates programmées, qui seront complétées par d’autres. A la rentrée, on va sillonner la France.

Tu as déjà des noms de ville à annoncer ?

On a fait deux dates en Alsace le week-end dernier. Dans deux semaines, on sera dans le sud de la France, à Miramas, près de Marseille, puis à Fréjus. On sera au Lions Metal Fest, près de Lyon, avec Onslaught et Darkane, le 13 mai. On a aussi des dates dans le Nord-Est. A la rentrée s’ajouteront des dates un peu partout en France.

On invite les gens à checker les dates sur votre site.

Voilà. Pour l’instant, plein de dates sont en cours de production. Des confirmations sont en cours.

Dernière demande, comme à notre habitude : un petit mot pour les fans ou pour ceux qui vous découvrent.

Si vous ne connaissez pas encore le groupe, je vous invite à découvrir notre musique via nos albums directement sur Internet, ou via les videos que l’on a pu faire. C’est très important pour les petits groupes comme nous de pouvoir être soutenus de quelque manière que ce soit. N’hésitez pas à acheter l’album, à venir nous voir en concert. C’est aussi pour ça qu’on le fait et c’est comme ça qu’on survit.

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