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[INTERVIEW] Matt et Guillaume pour l'Interceptor Fest a Bordeaux

Écrit par Antephil & Nico le .

Nouveau venu sur parmi les festival Français dédié au metal, l'Interceptor Fest donnera sa première édition les 5/6/7 Octobre prochain au Void-Rockschool Barbey a Bordeaux. Nous avons rencontré les créateurs et organisateurs Matt et Guillaume pour nous en dire plus a son sujet :

Commencons déja par une présentation des des origanisateurs de l'Interceptor Fest.

Matt : Moi c'est Matt de Rockschool Barbey.
Guillaume : Et Guillaume du Void.
Matt : Donc on a décidé de réunir les 2 structures pour organiser l'Interceptor.
Guillaume : Festival de musique extrême en plein centre de Bordeaux, entre les 2 salles, l'occasion de faire découvrir les musiques extrêmes... Et Bordeaux !

Comment en êtes vous venu à monter le festival ?

Matt : Ca fait déjà un moment que j'avais cette idée en tête, les gars du Void aussi et puis comme on se connait assez bien, qu'on fréquente les mêmes lieux, on a décidé que plutôt que de faire ça dans ma salle ou dans la leur, autant faire ça ensemble, ce serait plus sympa.
Guillaume : Et à force d'en parler, de soirées en soirées, d'afters en afters, bah on l'a fait ! Et 10 mois après, on se retrouve ici à en parler, à la capitale.

Donc c'est la première édition. Comment en êtes vous venu à faire de la musique extrême ? Etait-ce que vous aimiez le plus, ou c'est juste ce que vous aviez sous la main ?

Matt : C'est ce qu'on écoute pour la plupart d'entre nous, c'est ce qu'on fait pour certains d'entre nous. Après "musiques extrêmes" c'est un terme générique.

Y'a quand même un peu d'old school aussi, y'a Angel Witch...

Matt : Ouais, mais ça englobait un certain nombre d'esthétiques, de valeurs... Peu importe, ça reste quand même une musique un peu réservée aux initiés. On est pas resté bloqué sur tel ou tel style, déjà parce qu'on écoute tous ces styles là, ensuite plein de groupes mélangent les styles... Donc fallait bien trouver un terme générique.
Guillaume : On arrive tous à s'entendre malgré nos différences de goûts, alors on s'est dit : Pourquoi pas le public finalement ? Qui n'a pas l'habitude de se croiser... Les gens qui fréquentent les concerts de Heavy/Thrash ont pas forcément l'habitude de se retrouver dans des événements de Death Metal ou de Crustpunk.
Matt : Ouais puis tu vois, les punks en cachette, ils écoutent du metal on le sait tous et puis les métalleux en cachette... Bah ils écoutent du punks ! Je pense que tout le monde est capable de se retrouver dans les mêmes endroits, pour écouter des trucs un peu différents. Après pour les gens, c'est vachement éclectique, mais y'a quand même pas mal de choses qui réunissent tout le monde.

Quels sont vos rôles au sein du festival ?

Matt : J'ai fait une formation pour être programmateur.
Guillaume : Moi de mon côté je m'occupe de la communication avec Flore qui bosse à la Rockschool Barbey. On avait la volonté qu'à chaque pôle du festival, que ça soit la communication, la programmation ou le marketing, d'avoir des personnes des 2 lieux qui bossent ensemble.
Matt : Mis à part le côté musical, le but était d'avoir 2 structures différentes travaillant ensemble pour un même projet, par binôme ou trinôme et de confronter nos visions des choses. Ca dépasse le cadre de la musique, c'est une expérience assez intéressante.
Guillaume : Et donc ce qui est school, c'est que pour le Rockschool, ça permet d'être connu en France. Les gens se déplacent d'autre villes pour le festival et découvre la salle, la ville, le quartier... La différence entre les 2 salles, le Void a une jauge de 200 personnes, la Rockschool de 600 personnes. Rockschool est une salle un peu plus conventionnel, Void malgré ses moyens plus léger a pour philosophie d'avoir une programmation plus underground. Du coup, ça nous a permi d'avoir 2 atmosphères bien différentes, pour que ça colle bien avec les concerts.
Nous à Rockschool, y'a aussi une vraie volonté de soutenir d'autres lieux qui n'ont pas la chance d'avoir ces infrastructures et de les embringuer, pour qu'ils en profitent aussi.

Du coup ça du être pratique avec le carnet d'adresses du Rockschool Barbey pour trouver des groupes.

Guillaume : C'est plus au niveau humain, Matt avant de travailler à la Rockschool Barbey travaillait déjà dans l'ancienne salle qu'occupe actuellement le Void. De par leur expérience, les programmateurs Manu, Matt et François ont quand même des connaissances au niveau de la scène. Et en les mettant à contribution, ils ont réussi à nous vendre cette programmation pointue, mélangeant groupes de la nouvelle vague ainsi que quelques anciens, des piliers de la scène.

Quel(s) groupe(s) êtes vous le plus fier d'avoir sur l'affiche ?

Matt : Pour chaque groupe, on retire une certaine fierté et un réel plaisir car ce sont des groupes qu'on écoute réellement, dont on a les albums...
Guillaume : Et faire venir des groupes qu'on n'a pas l'habitude de voir à Bordeaux. Donc finalement, que ça soit les grandes têtes d'affiche ou les groupes les plus underground, pour chacun, on ressent une énorme fierté de les faire venir.

Comment se fait il que pour la soirée d'ouverture le jeudi, ce ne soit justement pas un groupe d'extrême qui ouvre ?

Matt : C'est un peu un concours de circonstances, y'avait une tournée au bon moment, on l'a appris sur le tard, on leur a demandé si ça les intéressait d'être au fest, ils ont dit oui. Puis quand on en a parlé à d'autres gens, qu'on leur a dit qu'on ouvrirait avec les Swans, ils nous ont dit "Ah ouais j'adore !". Et en fin de compte, plein de gens qui écoutent de l'extrême sont aussi fans des Swans. Donc l'un dans l'autre, le côté extrême, c'est pas uniquement la musique, c'est toute la culture qu'il y a autour.
Guillaume : Ca permet d'entrouvrir justement la porte à des gens qui n'oseraient pas venir voir un tel événement si y'avait pas eu les Swans. Ca permet de promouvoir aussi tout le fond qu'on a derrière
Matt : Y'a vraiment toute une culture dans cette musique là, que ce soit dans l'imagerie, dans les paroles, y'a beaucoup de clichés aussi. Mais c'est beaucoup plus riche qu'uniquement la musique.

Quelle a été la plus grande difficulté pour monter le festival ?

Matt : Le festival en soit, en globalité ! Et nos égaux respectifs.
Guillaume : Gérer les personnes, après globalement ça allait. C'est une première expérience dans un événement d'une telle envergure, en plus à Bordeaux qui n'est pas habituée à une programmation aussi pointue et extrême.
Matt : C'est le timing aussi. Entre 8 et 10 mois entre le moment où on a dit "On fait un festival" et qu'on nous a dit oui, on a commencé la prod, on avait pas de noms, pas de lieux... On a dit "On y va !"

Pourquoi le nom Interceptor ?

Matt : C'est la plus belle voiture de la Terre ! (Rires) (la voiture de Mad Max NDR)

Pour en revenir à l'organisation, y'a t'il eu en cette période d'attentats des choses qui ont été plus contraignantes ?

Matt : Ca on l'a au quotidien, car ce sont 2 salles qui tournent toute l'année. Donc nous avant le festival, ou après, on a des choses à faire, des programmations, des concerts à gérer, donc on va pas partir en vacances parce que le fest est passé. Deux jours après on a Anathema et Alcest.
Guillaume : Et nous pour le mois d'Octobre au Void, on a 17 dates.
Matt : Ah bah nous aussi. Voilà donc 17 dates chacuns, on se rajoute du taff.

Et donc le choix de la période ? C'est un choix ou ça s'est imposé à vous ?

Matt : Un peu les deux, tu as tous les festivals de l'été, quasiment à chaque week end, en comptant ceux à l'étranger. T'as le Brutall Assault, le Hellfest, le Motocultor, le Fall of Summer...
Guillaume : Voilà, donc c'était très compliqué de se mettre pendant la période estivale étant donné la nuée de festivals, de nouveaux qui chaque année apparaissent... Nous on voulait profiter du climat du Sud Ouest, où l'été se prolonge. C'est une bonne façon aussi de s'enlever le blues de la rentrée après un mois de retour au travail.

Pour l'instant c'est un festival indoor, mais est ce que ça pourrait devenir un festival outdoor ?

Matt : Ca on verra après. Ca ne nous gênerait pas, mais on tirera des leçons après le festival. Si on a la possibilité de le faire, pourquoi pas, mais là on a déjà nos structures et tout sur place. L'indoor nous permet aussi de limiter certains risques de météo, sécurité...
Guillaume : Faudrait pas qu'on ait les yeux plus gros que le ventre ! Déjà pour une première édition, c'est assez ambitieux, y'a une belle affiche.

Matt : Le manque de temps nous a pas trop permis d'aller là dedans. Ca va être assez classique, c'est comme un énorme concert. Y'aura les principaux trucs : de bons groupes et de la bière ! Ca reste des concerts, c'est pas la Foire du Trône non plus.
Guillaume : On a quand même des gars qui bossent au Merchandising.

Un petit mot sur l'affiche ? Sur qui l'a réalisé, si elle colle sur le ton du festival, c'est un peu "Mad-Maxien"...

Matt : Ouais c'est post-apo, j'ai été un peu éduqué avec ça. Et un peu nous tous d'ailleurs, donc c'est un pote de Bruxelles, on lui a demandé de nous faire un truc et il l'a fait.
Guillaume : Il l'a fait et en discutant on a trouvé ça cool, le format veste à patchs, avec les noms des groupes à l'arrière.

Ca fait très années 80, c'est réussit. Vos personnages m'ont fait penser au Rawhead Rex deClive Barker, la morphologie du monstre... Une petite fusion Clive Barker/ Mad Max...

Matt : C'est une petite glorification d'une certaine culture qu'on a tous. Puis c'est bien dans l'air du temps le post-apo. Pas dans le sens où ce serait à la mode... Mais on n'est pas loin de rattraper la fiction ! Autant en profiter.

Pour terminer ce sera une tribune libre. Si vous avez envie de dire quelque chose aux gens qui vont découvrir le festival ou si vous voulez faire passer un message.

Matt : Ce que les gens vont découvrir au festival, on va le découvrir en même temps qu'eux et on espère qu'ils vont en tirer pas mal de plaisir. Puis si un jour quelqu'un veut venir mettre des ronds dans l'histoire, qu'il nous contacte, on a toujours besoin de financements pour faire des projets toujours plus fous. Puis surtout le délire dans tout ça, c'est de pas toujours coller à la norme ou à l'administratif. Et en France, on prend un peu le problème à l'envers. C'est à dire qu'on a des idées, on se lâche. Puis après on nous dit "Ah non c'est pas possible, faut coller à tel truc". On marche sur la tête. T'as une idée et après c'est toute une mécanique à mettre en oeuvre pour que ça puisse arriver. Sinon c'est comme ça qu'on réduit la qualité d'une idée "Ah bah non, on n'a pas assez de financements, ça rentre pas dans tel norme, c'est pas légal..."
Guillaume : On a eu notre idée de base, on a eu carte blanche, on n'a pas de sponsor, mais justement parce qu'on voulait garder cette liberté créative.
Matt : Tout le monde, y compris ceux dans les bureaux, bossent dans la même direction artistique, pour que notre idée se réalise, y'a pas d'histoire d'ego ou de poste plus important que d'autres, même si parfois on se prend la tête. Ca marche plutôt bien. Le but c'est que le festival ait lieu et fonctionne.

Poster definitif Angel witch web

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