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Metallica - Hardwired...To Self-Destruct

Écrit par Antephil le .

On ne refait pas l'histoire, et tout le monde la connaît : huit années se sont écoulées depuis "Death Magnetic" et ce véritable nouvel album qu'est "Hardwired...To Self-Destruct", puisque "Lulu", paru en 2011, n'était qu'une récréation collaborative avec Lou Reed

On pourra se consoler en se disant qu'il aura permis au groupe de se remettre en question et de récupérer une énergie perdue depuis longtemps (même si "Saint Anger" (2003) tenait tout de même d'une belle envie d'en découdre avec un système et des démons intérieurs) grâce à une multitude de projets remettant plus encore les débuts du groupe sous les projecteurs (avec le concert secret Deehan a en 2013 et le film "Metallica - Through The Never" à la setlist bien pensée). Hetfield and co nous auront bluffés et tenus en haleine avec le single "Hardwired", en rotation sur tous les Youtub , plateaux TV et radios de la planète, qui fleurait bon le retour au thrash metal de "And Justice...For All", mais qui ne sera finalement qu'un leurre assez malin. Même si les singles suivants ("Moth Into The Flame" et "Atlas, Rise!") aux tempi rapides et refrains entêtants avec un James en grande voix (merci le mix) auraient pu continuer de nous faire penser que le groupe allait nous proposer un album aux allures "old school", si ce "Hardwired...To Self-Destruct" doit au final se rapprocher d'un opus des four horsemen, ce sera plutôt du côté de "Reload" (1996) (pour le meilleur), voire de "Load" (1995) (pour le pire) que la balance penchera en majorité.

Des titres comme "Now That We're Dead" et "Dream No More" (nouveau texte inspiré par Lovecraft et le mythe de Cthulhu) ou l'excellent hommage à Lemmy de Motorhead qu'est "Murder One" et ses riffs groovy, se font prolongement de ce qu'aura inauguré "Devil Dance" sur "Reload' ou de ce que l'héritage d'Alice In Chains aura laissé à la musique de Metallica, sentiment des plus flagrant sur "Dream No More", composition que l'on pourrait croire issue des albums récents du groupe de feu Layne Staley. On pourrait également se demander si Hetfield et Ulrich n'ont pas écouté de façon répétée le "Newsted" de leur ancien comparse bassiste Jason Newsted, car le titre aurait pu se confondre avec l’un de ceux proposés sur cet opus. Pour les morceaux les plus faibles de "Hardwired...To Self-Destruct", on pourrait les croire sortis des sessions de "Load" avec "ManUNkind", sorte de suite a "Ronnie" sans grande variation, et le très mauvais "Am I Savage" dont le riff principal reste trop proche de "ManUNkind", doté d'une structure bien trop mal bâtie et d’un refrain bien trop basique rendant la composition très lourde, dans le sens péjoratif du terme. 

Le passé proche de "Death Magnetic" (2008) quant a lui se ressent sur "Halo On Fire", sympathique power ballad, croisement entre "The Day That Never Come" et "The Unforgiven III" en version allégée. Cette version light de Metallica sur les titres de "Hardwired...To Self-Destruct" est d'ailleurs ce qui frappera ceux qui prêtent la plus grande attention au jeu des musiciens. Le jeu groovy de Lars Ulrich, hérité de l'album "Saint Anger", ne cherche plus à faire d'esbroufe dans les breaks et la nervosité de ses parties. Les détracteurs diront qu'Ulrich a énormément perdu de ses capacités, et on ne pourra pas leur donner tort sur ce point, mais le jeu du batteur permet d’insuffler de la force à "Confusion" et "Here Comes Revenge" (qui pourrait être la suite de "Of Wolf And Man" sur le "Black Album" (1991)).

"Spit Out The Bone" achève l’album sur une grosse claque. A force d’inspirer des groupes comme Gamma Ray ou Trivium, Metallica vient empiéter sur les terres du power/speed metal mélodique avec un riff et un refrain à la puissance que l'on n'aurait absolument plus soupçonnés chez la bande de 'Frisco. Les soli d'Hammett fusent de part et d'autres et on peut se demander légitimement comment le groupe pourra reproduire le tout sur scène.

Avec "Hardwire...To Self-Destruct", Metallica ne se réinvente pas, mais va chercher là où le groupe réussit le mieux et permet également à Kirk Hammett de se lâcher totalement avec ses soli au son bluesy/70's dans cet amoncellement de riffs métalliques. Il n’a aucunement participé à la composition des titres, comme pour sanctionner la perte de l'iPhone qui contenait tous ses riffs. Hetfield et Ulrich lui devaient donc bien ça. On regrettera tout de même que les musiciens n'aient pas plus réfléchi à la finition de titres comme "ManUNkind" et "Am I Savage" (qu’ils auraient même pu écarter de la tracklist finale au lieu de se précipiter quelque peu à pondre ce dixième album). Le jeu de Robert Trujillo tient toujours un rôle d'accompagnateur. Son apport à la musique du groupe est toujours quasi nul. Seules ses performances physiques d'endurance semblent importer pour Hetfield, Ulrich et Hammett.

Le groupe ayant promis que le prochain album ne prendrait pas de nouveau huit ans à venir, on donne donc rendez-vous à Metallica dans quatre ans au minimum pour la suite de sa discographie, qui semble s'annoncer sous les auspices les plus heavy qui soient. 

note3.5

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