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Jurassic World - Fallen Kingdom

Écrit par Monsieur Popcorn le .

Nouvel opus de la célèbre saga, Jurassic World - Fallen Kingdom parviendra-t-il à être plus apprécié que son prédécesseur ?

L’embauche de Juan Antonio Bayona à la mise en scène était d’une logique certaine, l’espagnol ayant dévoilé dans sa filmographie une sensibilité propre au metteur en scène de Ready Player One. Mais là où Johnston et Trevorrow ont offert une réalisation tentant au mieux de s’approprier l’épisode original (avec une qualité d’artisan mais sans personnalité propre), Bayona a su garder sa patte visuelle unique tout en reprenant certaines thématiques ancrées dans son cinéma. C’est ainsi que Jurassic World - Fallen Kingdom se voit souvent filmé d’un point de vue enfantin, avec ce que cela implique d’émerveillement et d’effroi une fois confronté aux dinosaures. Ce point de vue humain ancre l’intrigue dans une forme d’empathie certaine, les créatures étant rappelées à leur échelle supérieure, avec ce que cela implique comme bouleversement émotionnel lors de leurs apparitions. Ici, les dinosaures reprennent leur puissance narrative et les lectures inhérentes à leur condition de créatures génétiques et d’ancêtres à l’humanité, une iconisation passant sans cesse par la mise en scène brillante de Bayona nous faisant raccrocher à leur sort.

En effet, bien que proche de la série B à première vue, le scénario de Jurassic World - Fallen Kingdom est bien moins bête qu’il n’y paraît et relève de plusieurs thématiques passionnantes à décortiquer. Il y aurait de quoi faire un long débat philosophique sur le spécisme ainsi que l’utilisation de la génétique et les implications de leurs actes sur différents niveaux. On pourrait même y lire in fine une analyse sur le cinéma hollywoodien actuel, comme tentait de le faire son prédécesseur avec plus ou moins de subtilités. Il y aurait à redire concernant l’écriture des personnages (par instants clichés, notamment un sidekick énervant et un méchant secondaire caricatural), mais cela n’enlève pas une attention permanente sur un travail d’échelle remettant les hommes face à leur infériorité physique par rapport aux dinosaures. N’hésitant pas à relever de l’apocalyptique vers le premier tiers du film pour bifurquer vers une action plus intimiste par ses alentours, Bayona se permet même de nous venger de la version 2017 de La Momie en offrant un vrai film de monstres Universal par le biais d’une créature interrogeant à nouveau sur la nature des effets spéciaux… comme Spielberg 25 ans plus tôt. En cela, là où Trevorrow instaurait directement la nature numérique de ses dinosaures, Bayona nous annonce au détour d’une scène que les siens seront plus ancrés physiquement par la présence de nombreux fossiles.

Une nouvelle fois, le gros point fort du film est cette réalisation qui permet de toucher à différents niveaux, recréant en sa créature spéciale un boogeyman extrêmement efficace qui devrait provoquer de nombreux cauchemars chez ses jeunes spectateurs (cf la scène de la chambre). Bayona reprend presque alors des allures de conte dans sa manière de gérer ses dinosaures, tout en n’hésitant pas à citer Michael Crichton par la nature passionnante de ses questions scientifiques. Mais cela aurait été bien vain s’il n’y avait pas cette sensibilité unique se créant autour des relations entre certains des protagonistes, avec cette douceur propre au metteur en scène du bouleversant Quelques Minutes Après Minuit. De quoi appuyer sa nature d’héritier de Spielberg qui a su quand même s’émanciper d’une influence trop forte pour constituer un des réalisateurs de ces dernières années.

Bien loin d’être « une merde intersidérale » ou « filmé comme un Fast and Furious » comme certaines personnes en manque de nuance ont su le crier haut et fort, « Fallen Kingdom » retrouve l’émerveillement qu’avait su provoquer Spielberg il y a 25 ans et offrir un blockbuster passionnant à plusieurs niveaux. S’il n’est pas du niveau du légendaire film original (suite à quelques scories et la nature historique de celui-ci), il reste néanmoins la meilleure des suites et un véritable moment de cinéma grand public qui mériterait que l’on regarde avec des yeux d’enfant mais également de spécialiste, à fouiller derrière la poussière pour s’extasier derrière les nombreux trésors dont il regorge. C’est un véritable grand film qui devrait survivre aux visionnages dans 25 ans grâce à son émerveillement visuel et à ses thématiques captivantes. Bref, ce que tout blockbuster devrait être…

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