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Glass

Écrit par Monsieur Popcorn le .

Quand M.Night Shyamalan clôture sa trilogie « super-héroïque » en plein essor du MCU et DCEU, le résultat ne peut s’avérer qu’à l’opposé de ses concurrents. Pour le meilleur ou pour le pire ?

Œuvrant désormais au quotidien en tant que héros, David Dunn traque la Horde afin de l’empêcher de faire d’autres victimes. Mais rien ne va se passer comme prévu…

Cette dernière phrase est symptomatique du film en lui-même. Prenez toutes vos attentes et mettez-les de côté car il serait difficile d’affirmer que Shyamalan brosse les fans d’Incassable et Split dans le sens du poil, bien au contraire. On pourrait presque qualifier le projet de suicidaire tant ce qu’il fait va à contre-courant de ce qu’on pouvait espérer d’un tel film, notamment par le traitement de ses protagonistes principaux. On remet ainsi en question les bases derrière les deux volets précédents, notamment leur rapport à une idéologie mythologique bien que raccrochée dans le quotidien, pour mieux vouloir détruire tout ce qui a été élaboré auparavant. Il est difficile de ne pas en dévoiler plus mais le personnage de Sara Paulson est symptomatique de cette décision narrative qui n’amène qu’une frustration énorme. Le deuxième tiers impose ainsi une forme de surplace rageante, en particulier dans un entretien qui détient le cœur de cette recherche d’anéantissement pur et simple de ce qui faisaient d’Incassable (et de Split en le revisionnant) des drames inscrits dans le mythe super-héroïque.

Heureusement pour certains, malheureusement pour d’autres, cette intention est bien volontaire et relève de l’envie de Shyamalan de ne pas rentrer dans une intrigue linéaire et prévisible, retenant tellement ses coups qu’on pourrait le qualifier d’anti-spectaculaire au possible. Cela va évidemment diviser mais rentre en cohérence avec la filmographie du réalisateur, entièrement basée sur la foi et sa remise en question, ici en capacités pouvant permettre à certains humains de faire des choses que d’autres ne pourraient accomplir. Le metteur en scène y amène sa mise en scène reconnaissable, continuant à faire les ponts que Split avait subtilement amenés avec Incassable. Si le casting arrive à amorcer les « subversions » du récit par rapport à ses prédécesseurs, on pourra regretter la manière dont le film aborde ses liens aux comics-books, faisant prononcer par instants mécaniquement ses propres fils narratifs (telle la scène du critique dans La Jeune Fille De L’Eau).

Et puis, il y a sa fin. Nous n’allons pas la décrire pour que vous restiez vierges lors de votre visionnage mais c’est bien cette partie qui influera votre réception par rapport au film. En amenant des retournements de situation plus ou moins bien abordés, Shyamalan confronte son spectateur à ses envies pour mieux le questionner et le frustrer par rapport aux demandes qu’il aurait pu faire. On hésite à nouveau entre parler de courage ou de suicide tant, à une époque où certains fanboys se plaignent de n’importe quel détail dans leurs licences préférées, la satisfaction du spectateur est devenue primordiale, au point de ne plus se questionner s’il doit réellement avoir ce qu’il souhaite. À l’heure d’une sérialisation dans la production à gros budget à un point où certaines œuvres jouent à du remplissage désincarné (Les Crimes de Grindelwald, Ant-Man et la Guêpe), le réalisateur du Village impose une clôture définitive dans sa trilogie tout en bouclant le tout avec un message que l’on pourrait qualifier d’optimiste dans ce qu’elle inscrit le super-héros comme figure mythique moderne, le tout avec des liens symboliques qui pourraient amener à une analyse plus approfondie.

Pas tout à fait super-héroïque mais entièrement Shyamalien, ce Glass divise et c’est bien logique au vu de sa manière d’aborder son intrigue avec plus ou moins de subtilité. On félicitera la proposition mais on risque de garder l’application de certains points en travers de la gorge. En tout cas, difficile de ne pas être intrigué ou de vouloir se confronter plus longuement au film une fois décantées les intentions narratives et les fausses promesses qu’on a pu se faire (in)consciemment. 

note3.5

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