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[INTERVIEW] Salomon Hazot organisateur du Sonisphere

Écrit par Antephil le .

Interview de Salomon Hazot a propos du festival Sonisphere :

Church : En à peine trois ans le Sonisphere a réussi à s'imposer comme l'un des festivals de metal majeurs en France, à quoi pensez-vous que soit du votre succès? Quel chemin pensez-vous qu'il vous reste à parcourir?

Sonisphere : Nous cherchions depuis longtemps à créer un festival de Rock avec un grand “R”, qui soit aussi un festival metal. C’est comme ça que le Sonisphere France est né. Nous voulons proposer depuis trois ans les meilleures affiches possibles, malgré les difficultés que nous avons pu rencontrer l’année dernière.
D’autre part, le festival à lieu à Amnéville dans l’Est de la France qui historiquement est l’un des berceaux du rock et plus précisément du metal. Atout auquel s’ajoute la proximité de la Belgique, l’Allemagne, le Luxembourg ou encore la Suisse, des pays à fort public rock. Notre festival est jeune, nous avons encore du chemin à faire et tentons de faire mieux chaque année.

Church : Les circonstances ne vous ont pas épargné l'an passé avec notamment la fermeture de la scène située en extérieur à cause du vent. Quelles mesures avez-vous pris cette année pour remédier aux éventuels imprévus? Avez-vous changé la disposition du festival?

Nous avons appris de nos erreurs et grandissons un peu plus à chaque édition. Rome ne s’est pas faite en un jour. C’est un travail de longue haleine. Mais quoi qu’il en soit nous ferons toujours en sorte de ne pas faire peser les contraintes inhérentes à un festival et ses aléas sur les fans.

Church : L'affiche de cette année est vraiment très impressionnante. Est-ce à cause des nombreuses critiques faites sur la programmation de l'an passé que vous avez décidé de sortir l'artillerie lourde cette année?

Nous aurions dû avoir une programmation beaucoup plus imposante l’année dernière, mais cela n’a pas pu se faire du fait de l’annulation du Sonisphere anglais. Nous devions avoir des têtes d’affiches communes. C’était tout de même une très belle affiche, Faith No More est un très grand groupe, dont nous sommes tous fans ici.
De plus, ce n’est pas nous qui décidons des dates de tournées des artistes et nous devons donc nous adapter à leur planning.

Church : Vous semblez très attaché au côté off avec la mise en place d'activités sur le camping et autour du festival, allez-vous continuer à développer ceci? Pouvez-vous nous dire ce qui est organisé dans ce cadre pour cette année?

Effectivement, nous travaillons beaucoup sur cet aspect. Cette année, la scène off sera à nouveau en place, des groupes locaux et émergents y joueront. Et en association avec Panic ! Cinéma, un cinéma en plein air sur la thématique Rock y trouvera également sa place.

Church : Vous avez déclaré dans une interview être totalement indépendant des autres Sonisphere européens. L'annulation, pour la deuxième année consécutive, du Sonisphere anglais n'a-t-elle donc eu aucune incidence sur la programmation du Sonisphere français?

Elle en a eu un l’année dernière puisque nous avons perdu beaucoup de têtes d’affiche à cause de cette annulation. Têtes d’affiches qui étaient supposées faire les deux éditions mais au final ne sont pas venues. 
Nous avons pris les devants cette année, et avons travaillé en parallèle à l’Angleterre et nous sommes très content de l’affiche de cette troisième édition !

Church : Puisqu'il semble qu'il y ait une complète indépendance des différents Sonisphere européens entre eux, pouvez-vous nous expliquer quel est le projet global du Sonisphere? Pourquoi regrouper tous ces festivals sous un même nom?

La marque Sonisphere propose un concept intéressant : pouvoir contacter les artistes à travers une offre globale pour les pays d’Europe et ainsi pouvoir partager des têtes d’affiche importantes et encore une fois, proposer la meilleure programmation possible en France.

Church : Vous disiez vouloir ouvrir le Sonisphere France à d'autres styles que le metal, quelle type de programmation souhaiteriez-vous proposer?

Nous pensions à du rock un peu plus pop comme Red Hot Chili Peppers ou Soundgarden. Ou à un rock plus électro, avec 30 Seconds to Mars ou encore Skrillex et Rage Against The Machine. Mais par contre nous ne ferons pas de hip-hop à Sonisphere

Church : Nous avons pu constater beaucoup de réactions plutôt hostiles suite à l'annonce de la programmation de Limp Bizkit que certains ne jugent pas assez « metal » à leur goût. Le Sonisphere étant « catalogué » comme un festival metal n'avez-vous pas peur de perdre une partie de votre public, celle des puristes?

Non, car Faith No More n’était pas non plus un groupe metal au sens où les détracteurs de Limp Bizkit peuvent l’entendre, ce sont des gens qui ont touché à tous les styles. De plus, nous ne sommes pas un festival dit « extrême ». Nous aimons beaucoup Limp Bizkit, c’est un très bon groupe qui n’a plus rien à prouver à personne et qui a tout à fait sa place au Sonisphere.  Je ne pense pas qu’il y aurait un problème à programmer Linkin Park, donc il n’y en a donc pas non plus pour Limp Bizkit. Et pour ceux qui n’aimeraient pas Limp Bizkit, ils pourront toujours se balader dans l’enceinte du festival, il y aura de quoi les occuper !

Church : Vous avez dit dans une interview, en référence au Hellfest, qu'il y a de la place en France pour deux festivals de metal et que vous ne faites pas la même chose. Quelles sont selon vous les différences majeurs entre vos deux festivals?

Le Sonisphere n’a jamais eu vocation à aller à l’encontre du Hellfest. Nous travaillons différemment, avec une expérience, des méthodes, des personnes différentes. Financièrement, puisque c’est une grande part de notre travail, nous n’avons pas les mêmes bases. Toutefois, ces deux festivals sont organisés par des personnes qui ont pour point commun leur affection pour la musique.

Church : A ce titre, quel rapport entretenez-vous avec les collectivités locales? Recevez-vous des subventions? Avez-vous été bien accueillis lors de la première édition?

Les acteurs locaux ont toujours soutenu l’événement. Nous avons de très bons rapports avec la mairie, le département et la région. Et nous ne sommes pas un festival de musique « extrême », nous sommes un festival de rock/hardrock, qui est peut-être plus facile à intégrer dans un paysage culturel et politique.

Church : Ce qui suit ne constitue en aucun cas une forme d'accusation de notre part mais bien une volonté de vous laisser répondre à certains de vos détracteurs qui répandent la rumeur selon laquelle les organisateurs du Sonisphere France paieraient pour avoir l'exclusivité sur les groupes qu'ils programment, afin que ceux-ci ne participent pas à d'autres festivals, qu'avez-vous à répondre à cela?

Nous avons une double casquette, producteur de concerts et producteur de festival. En tant que producteur de festival, nous essayons d’avoir l’affiche la plus alléchante et unique possible, mais en aucun cas nous ne surpayerons un groupe pour obtenir une quelconque exclusivité, cela se répercuterait sur le prix des billets, ce que nous souhaitons éviter. Depuis le début, mon objectif est de proposer des événements à des prix les plus décents possibles.
Notre casquette de producteur d’autre part nous pousse à vouloir le meilleur pour nos artistes et nous n’avons aucun problème à les programmer sur d’autres festivals, si nous pensons que c’est la meilleure chose à faire pour eux.

Church : Un dernier mot pour les lecteurs de Church of Nowhere?

Nous espérons sincèrement que vous aurez la joie de pouvoir nous rejoindre à Amnéville les 8 et 9 juin prochain !
Nous vous remercions d'avoir pris le temps de répondre à nos questions et vous souhaitons une bonne continuation, l'équipe de Church of Nowhere.

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