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[INTERVIEW] Ragnar Bragason réalisateur du film Metalhead

Écrit par Phantasm (traduction Marie-Eleonor) le .

Interview du réalisateur Islandais Ragnar Bragason a propos de Metalhead, son long excellent métrage dramatique hors du commun que tous les fans de black, de musique extrême et de metal en général se doivent  visionner. Malheureusement celui-ci n'est pas encore disponible en France alors que des pays comme les USA ou l'Allemagne en ont acquis les droits, nous espérons qu'un distributeur lisant cette interview puisse rendre Metalhead visible par le public.

Parole donc a Ragnar qui en tant que metalhead ne mâche pas ses mots quand a la genèse de son projet.

Hello !

Peux-tu commencer par nous décrire ton parcours et ce qui t'a amené à réaliser un film comme Metalhead ?

Le metal m’a branché dès l’âge de 11 ans. J’avais vu la pochette de l’album "Number of the Beast" de Iron Maiden dans un magasin du petit village des Westfjords, en Islande, où j’ai grandi. J’ai harcelé ma mère pour qu’elle me donne de quoi acheter ce disque, car il me le fallait ! Ce visuel avec Eddy, le Diable et les flammes de l’Enfer faisait carburer mon imagination un max. Quant à la musique, punaise, elle déchirait tout ! Ecouter ce disque a définitivement transformé ma vie. Le metal est devenu mon église. Plus tard, à la fin de mon adolescence, je me suis intéressé à la réalisation et commencé à réaliser des courts-métrages et des clips, et j’ai décidé d’en faire mon métier. J’ai écrit et réalisé beaucoup de longs-métrages et des épisodes de séries télévisées tout en gardant toujours dans un coin de ma tête le projet d’un sujet très sérieux où glisser mon amour du metal.
 
As-tu eu des difficultés pour réaliser un film sur un tel sujet ? Comment s'est passée la concrétisation du projet ?
 
Pas vraiment. Bon, trouver des financements pour un film est toujours compliqué, bien sûr, mais pour Metalhead, mon expérience a joué et les choses se sont mises en place très vite. L’héroïne est une fille qui se rebelle beaucoup et cela a gêné beaucoup de personnes qui considéraient qu’une telle attitude n’était pas féminine. Qu’elles aillent se faire foutre ! Tu es le seul à décider de faire un film ou non. Tu dois te battre sans relâche jusqu’à ce que ton objectif soit atteint.
 
Quelles ont été tes inspirations pour le personnage de Hera ? Pour moi, elle semble être une référence directe à Quorthon de Bathory, en quelque sorte son pendant féminin.
 
Je vois ce que vous voulez dire, même si ce n’était pas un souhait intentionnel de ma part. Pour le personnage de Hera, je me suis inspiré d’un certain nombre de personnes, dont moi. J’ai grandi dans une zone rurale éloignée et cela se sent dans l’histoire et dans les personnages. Pour l’un d’eux, je me suis inspiré d’un proche qui a perdu sa fille dans un grave accident et qui a trouvé refuge dans l’art tandis qu’il effectuait son travail de deuil.
 
Pourquoi avoir casté Þorbjörg Helga pour l'incarner ? Qu'est ce qui t'a motivé dans ce choix ?
 
C’est un pur hasard ! J’ai recontré Þorbjörg avant d’avoir élaboré le scénario du film ! Durant des années, j’ai eu une image en tête, celle d’une fille vêtue d’une veste en cuir, portant une guitare flying V, au milieu de vaches. Je ne sais pas d’où m’est venue cette image, mais elle m’a semblé très puissante. Ensuite, on m’a proposé d’animer un atelier consacré à la réalisation ici, en Finlande, à l’Académie des Arts. Þorbjörg faisait partie des élèves de l’Académie et, en faisant connaissance avec elle, l’idée m’est venue comme un flash. Cette fille, ce pourrait être elle ! Elle était très instinctive et elle avait l’attitude qu’il fallait. Quelques semaines plus tard, le scénario de Metalhead a pris forme et je l’ai appelée pour lui demander s’il elle savait jouer de la guitare. Elle m’a répondu que non. Je lui ai alors parlé de mon projet en lui laissant 12 mois pour apprendre à jouer de cet instrument. Elle a accepté et, environ un an plus tard, le tournage pouvait commencer.
 
Metalhead retrace donc l'époque de l'émergence du black metal, du passage du heavymetal et du thrash à ce nouveau style. A quel point cette époque t'a marqué ? Quel souvenir en as-tu gardé ? Comment les actes de vandalisme et les meurtres ont-ils été perçus en Islande ? Est-ce qu'ils ont eu des conséquences néfastes vis-à- vis du metal dans le pays ?
 
Quand j’ai commencé à me pencher sur le scenario de Metalhead, j’ai listé des éléments-clés de l’histoire du metal : dates, albums, chansons, etc. Les églises qui ont été incendiées en Norvège représentent un point important et j’ai tout de suite su que cela occuperait une large part de mon scénario. A l’époque, au début des années 90, j’écoutais essentiellement des groupes très extrêmes comme Celtic Frost, Slayer et Morbid Angel, mais le black metal était un courant qui n’était pas très connu. Dans Metalhead, la scène où Hera se précipite sur le téléviseur pour enregistrer les informations concernant les églises incendiées est une copie conforme de ce que j’ai fait. Ensuite, le magazine Kerrang a sorti un numéro avec cette histoire norvégienne en couverture. Cela m’a beaucoup intéressé. Cette histoire n’a pas eu d’impact particulier en Islande, elle a été relayée comme une brève du monde. A ce moment-là, la scène metal était très confidentielle, mais peu de temps après, des groupes comme Solstafir sont nés, et ils étaient, à cette époque, très influencés par la scène internationale du black metal.
 
L'autre sujet du film est également le deuil, les crises d'adolescence et les rapports familiaux. Beaucoup de metalleux pourront s'y retrouver, mais est-ce une part d'autobiographie ? 
 
Oui.

Parle-nous du morceau phare de la B.O. : "Svarthamar". Dis-nous par qui il a été composé et qui en sont les musiciens. Le titre recueille d'ailleurs d'excellents retours et des internautes en réalisent déjà des reprises. Quelle est ton impression à ce sujet ?
 
J’ai confié la bande originale du film à mon collaborateur et ami Petur Ben, comme ce fut le cas pour la plupart de mes films. Petur est un compositeur de formation classique mais il a été nourri par le death metal islandais des années 90. C’est un excellent guitariste. Quand le projet du film est arrivé, nous nous sommes vus et nous avons commencé à parler de la bande originale.On a pensé que le Svarthamar de Hera, le thème que l’on retrouve dans le film,  devait être SON interprétation du black metal. Jusque-là, l’héroïne n’a pas eu accès au black metal. Elle a juste entendu un extrait du genre sur la cassette des informations télévisées qu’elle a enregistrées. Il était donc important que ce titre soit perçu comme son interprétation d’un morceau de black metal. Dans le scénario, le titre était défini comme basé sur une simple mélodie jouée à la guitare, comme une démo interprétée par une seule personne, mais pouvant aussi fonctionner dans deux versions live. Petur a écrit le morceau et il a enregistré tous les instruments, sauf la batterie, magistralement interprétée par Ragnar Sverrisson (http://toughriffs.weebly.com/blog/interview-with-ragnar-sverrisson-beneath). J’adore ce titre. J’en suis très fier, d’autant plus qu’il a largement contribué au succès du film.
 
L'autre morceau utilisé pour les compositions est "I Helli Loka", un titre de l'album "I Norori" (1995) des Islandais de Solstafir. Pourquoiavoirchoisicelui-làenparticulier ?
 
Il m’était très important de pouvoir utiliser les titres que je souhaitais, mais je savais qu’obtenir les droits de titres internationaux pour un film Islandais à petit budget serait un vrai défi. Alors, pour faire bon usage du temps que j’avais à disposition, j’ai listé dans le scénario tous les titres que je désirais et nous avons eu un an pour régler la question des droits. Par chance, le résultat a été positif pour la plupart des morceaux, mais le titre de Darkthrone que je souhaitais coûtait trop cher. Les titulaires des droits demandaient plus que Megadeth ou Judas Priest. J’ai laissé tomber et je suis parti chercher quelque chose qui serait dans le même style. J’ai appelé Addi de Solstafir et je lui ai demandé s’il avait des titres datant des débuts du groupe à me proposer. "I Helli Loka" est issu de la première démo de Solstafir.
 
Le film commence à être distribué dans quelques pays. As-tu eu beaucoup de mal ou reçu des refus pour sa distribution ? La France est-elle en projet ?
 
Distribuer un film indépendant et de langue étrangère est toujours quelque chose de difficile. Malgré tout, le film a été diffusé dans plus de trente pays, que ce soit dans le cadre de festivals ou en salle. Le film a été projeté dans énormément de salles en Allemagne, en Suède, en Corée et aux Etats-Unis, où il a reçu un très bon accueil. Les données concernant le nombre d’entrées et de salles diffusant le film sont communiquées aux producteurs et aux agents commerciaux. Généralement, je suis plongé dans le projet suivant lorsque ces informations me parviennent. J’espérais que mon film serait acheté en France comme cela a été le cas pour quelques-uns de mes films précédents, mais cela n’a malheureusement pas encore été le cas. D’un autre côté, la distribution est en train de changer, de plus en plus de films sont diffusés sur des plate-formes comme Vimeo à la demande, ce qui permet à plus de personnes de visionner le film d’une façon ou d’une autre.
 
Peux-tu nous parler un peu de la scène metal en Islande ? Y est-elle développée ? Quels sont les lieux incontournables pour les concerts et le rassemblement du public ?
 
-La scène metal est florissante, en ce moment. Elle n’a jamais été aussi importante. On dirait qu’un nouveau groupe apparaît sur le marché tous les mois. C’est génial ! Le week-end dernier, c’était la dixième édition du festival de metal Eistnaflug. Ca va vite ! Parmi les groupes les plus populaires d’Islande figurent des groupes de metal comme Sólstafir, Skálmöld ou Dimma, mais nous avons aussi d’excellents groupes plus extrêmes comme Beneath, Angist ou Momentum, qui ont signé avec des maisons de disques étrangères.
 
Quels sont tes projets futurs ?
 
Je travaille sur un film d’horreur qui s’appelle The Highlands et je réaliserai une série télévisée de 6 épisodes intitulée Prisoners, l’an prochain. Elle se déroulera dans une prison pour femmes.
 
12. Un mot pour nos lecteurs ?
 
Oui, le film est disponible en BluRay et en DVD a commander ici :
http://www.weboxit.is/products/malmhaus-metalhead-dvd)

Et visionnable en ligne :

(https://vimeo.com/ondemand/metalheadusa/123911626).
 
Up the irons ! 

 

Merci !

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