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[TEST BLU-RAY] Silent Running

Écrit par Monsieur Popcorn DVD Phantasm le .

La science-fiction est un genre de prédilection dans le domaine de l’artistique et le cinéma n’est guère une exception. En effet, la liste d’œuvres marquantes dans ce domaine est longue : Blade Runner, Rencontres du Troisième Type, Alien, la saga Mad Max, ... Cette décennie ne fait guère exception avec des claques telles que Les Fils de l’Homme, Gravity ou encore Interstellar. Mais pour que ce genre puisse subsister, il a fallu des personnes passionnées et déterminées pour établir leur vision et permettre aux spectateurs des visions étonnantes et marquantes. Douglas Trumbull fait partie de cette catégorie. Ayant œuvré notamment sur les effets spéciaux de classiques tels que 2001 L’Odyssée de L’Espace , Blade Runner ou Rencontres du Troisième Type  (ce qui lui valut un oscar d’honneur dans le domaine), Trumbull fut également réalisateur.

Son premier film, Silent Running, suit Freeman Lowell, incarné par Bruce Dern. Ce botaniste s’occupe de ce qui reste des plantations d’une terre dévastée dans un transporteur spatial. Un jour, l’ordre est donné de détruire cette dernière serre. Freeman ne peut accepter cette décision et va faire son possible pour maintenir le peu de nature ayant survécu aux dégâts de l’être humain.

Signant les débuts de Michael Cimino (Voyage Au Bout De L'Enfer) dans le domaine, le scénario de Silent Running s’appuie sur un argument écologiste toujours actuel. Mélange de space opéra et de huis clos psychologique, le film pose des questions d’ordre éthique par rapport à notre comportement envers la nature.  Une conversation entre les passagers du vaisseau oppose ainsi interrogation esthétique et philosophique quant à l’importance de l’environnement dans notre quotidien à un pragmatisme économique peu argumenté et imposant son point de vue de manière aveugle.

Réflexion psychologique portée par un Bruce Dern dans un rôle dépourvu de manichéisme facile (n’hésitant notamment pas à commettre des meurtres pour sa cause), Silent Running est un exemple de bon film de science-fiction, certes affecté par des effets spéciaux commençant à dater (tout à fait logique au vu de sa sortie, il y a plus de quarante ans), mais aux interrogations subsistantes et malheureusement intemporelles au vu des dégâts provoqués continuellement à notre environnement.

TECHNIQUE ET BONUS

Une belle définition HD pour cette restauration de Silent Running, permettant d’apprécier les maquettes old school, les teintes et couleurs typiques 70’S ainsi que les magnifiques combinaisons de ski faisant office de tenue spaciale. Quelques plans sombres en intérieur et taches sur la pellicule très rare n'entachent en rien un vrai plaisir pour tous les amateurs de science-fiction kitsch, dont on pourra faire le parallèle avec le Darkstar de John Carpenter au niveau de sa réalisation. La bande-son DTS-HD Master Audi en stéréo remplit son office de façon simple et efficace, autant en vo qu’en vf et offre un excellent confort d'écoute pour les chansons cultes de Joan Baez.

Niveau bonus le documentaire d’époque de 52mns sur le tournage du film, l'entretient de 10mns avec l'acteur Bruce Dern, la rencontre avec Douglas Trumbull et son retour sur l’expérience Silent Running de 30mns sont une mine d’informations redonnant sa légitimité a un métrage au message écologique avant-gardiste et un réalisateur visionnaire.

Pour rentrer dans le détail, les coulisses du film a partir d’un document d’époque reviennent sur le tournage qui s’est déroulé sur le porte-avion USS Valley Forge (donnant ainsi son nom au vaisseau spatial du film) avant son démantèlement dont le budget d’un million de dollar avait été imposé par le studio, voulant surfer sur la vague Easy Rider et les films indépendants pouvant rapporter bien plus que son budget (on prend un budget de 5 cinq millions de dollards que l'on réparti entre cinq réalisateurs). Les drones ont donc été conçus sur cette économie de moyen, ce qui donna les rôles a des hommes et femmes troncs pour endosser leur costume. Une singularité qui attira l’attention d’un certain George Lucas, demandant l’autorisation de s’en inspirer pour la création de son droide R2D2 pour Star Wars. Le documentaire se termine sur l’enregistrement du thème principal du film par Joan Baez, qui restera gravé en tete longtemps après le visionnage de Silent Running. Le tout permet d'apporter un nouveau un regard sur une époque ou le cinéma était encore l’affaire d’un système D pour des projets sincères et profitant de certaines prises de risques des grands studios (dont Michael Cimino en sera plus tard le fossoyeur avec La Porte du Paradis et son tournage en déroute budgétaire totale).

Bruce Dern fournit pour son entretient son lot d’anecdotes sur son premier rôle de gentil après 22 apparitions au petit écran et au cinéma, et dont la passion pour le sport et la course a pied ne fit pas bon ménage avec l’espace exigu du Valley Forge. mais c’est surtout celle de Douglas Trumbull qui retiendra l’attention de tous les cinéphiles, le réalisateur revenant sur son parcours après Silent Running, ou ce dernier deviendra l’artisan des premières bases de la vidéo interactive, entre sa participation a la création des attractions tels que la course poursuite en Delorean de Retour vers le Futur du parc Universal, et son apport aux jeu-vidéos en full motion qui pulluleront dans les années 90 et permettront d’évoluer vers le gaming moderne, imposant donc Trumbull comme une véritable visionnaire mais quasiment inconnu du grand public.

D’un résultat particulièrement kitsch 44ans après sa sortie, Silent Running est une œuvre a redécouvrir pour tout fan de science-fiction intelligente, de thème écologiste, de cinéma avant-gardiste et pour un (re)découvrir un Donald Trumbull méritant sa place dans les livres d’histoire sur le 7eme art et l’industrie ludique. 

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