Официален блог на WebEKM EKM очаквайте сайта онлайн скоро.

Download Free Templates http://bigtheme.net/ free full Wordpress, Joomla, Mgento - premium themes.

Los Angeles 2013

Écrit par Jamesluctor le .

New York 1997 s’est taillé une solide réputation culte depuis sa sortie en 1981. Sorte de Mad Max tourné dans les rues d’une ville réellement en ruine après le passage d’un cyclone, l’univers violent qu’il dépeignait et le politiquement incorrect de son histoire (le gros bras d’honneur au gouvernement du dernier acte est mémorable), les studios ont gentiment envisagé une suite. Mais ce n’est que 15 ans plus tard qu’elle verra le jour, sous la forme d’un Los Angeles 2013.
 
Malheureusement, il connaîtra un sort funeste. En effet, sort la même année le monstre (à tous les sens du terme) Independance Day. Rencontrant un succès public notable, Los Angeles 2013 est laissé pour compte, guère sauvé par Paramount qui investit ses ronds dans Mission Impossible et par ses effets spéciaux bâclé par la société BVVE (qui dépose son bilan en pleine post prod). Vraiment, le film est bouclé dans des conditions proches du cataclysme. Et quand on voit le résultat à l’écran, on constate que même vite torché, le travail de John Carpenter a encore une gueule phénoménale.
 
Et Paf ! Apellez moi Snake, et tout le tremblement, voilà que ça recommence comme en 97 ! Avec Los Angeles 2013, Carpenter signe en quelque sorte une suite qui tient presque du remake tant les situations auxquelles Plissken est confronté rappelle la trame de son prédécesseur. Avec un président de nouveau pourri jusqu’à l’os, un univers punk ultra violent et quelques épreuves de ci de là (d’un combat sur un ring à New York, on passe à un match de basket dans un stade), Snake revit un voyage dans la veine du premier opus. Mais en bigger than life.
 
Avec des tonnes de gadgets, un arsenal impressionnant et une générosité bien propre à Carpenter, cette nouvelle aventure s’avère tout simplement ultra réjouissante, ne dosant jamais ses effets pour offrir du jamais vu, ou du jamais osé (la course poursuite où Snake course une bagnole en surfant sur un canal). Avec un casting plutôt réjouissant (un Steve Bruscemi qui en fait des brouettes, une Pam Grier doublée par un mec…), Carpenter se livre d’abord à une parodie d’Hollywood (l’hôpital de chirurgie esthétique) en tirant à boulets rouges sur la soi disant Amérique pure (« Pas de drogues, pas d’alcool, pas de sexe, pas de flingues, pas de tabac, pas d’injures, pas d’étrangers. » « Une terre de liberté ! » « Exactement ! »).
 
Les années 90 dans toute leur splendeur, qui s’appuient sur le héros ultra charismatique Snake Plissken, campé par un Kurt Russell qu’on a rarement vu aussi attachant. Trainant son cuir usé et son cynisme acquis à la longue (c’est un vétéran, un vrai), le public ne peut qu’apprécier Snake et ses méthodes bourrines, le personnage étant au final le seul à ne pas se satisfaire de la situation, et à regretter combien le monde s’est barré en couille. D’où un final atomique, supplantant largement celui de son modèle. Certes, le film joue sans filet, et nombre de spectateurs pourront décrocher en trouvant certains rebondissements ridicules. Mais ce bras d’honneur fait au monde tout entier, dans un pur élan de destruction rétablissant l’équilibre, a des airs de brûlots politiques comme on n’en voit très rarement.
 
L’humanité toute entière revenant à la case départ, ayant l’opportunité de recommencer tout ça main dans la main ou de recommencer l’Histoire comme elle s’est déroulée. Mine de rien, derrière ces plaisirs nostalgiques, il y a des messages anarchistes qui feraient presque rêver… Un film maudit dans la carrière de Carpenter, mais qu’on aurait bien tort d’oublier.
 
 
note4

Onlain bookmaker bet365.com - the best bokie