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Cabin Fever 2

Écrit par Jamesluctor le .

Cabin Fever 2 : Voici une suite fréquentable, puisqu’elle parvient sans problèmes à retrouver le ton de son prédécesseur, à la fois en matière de gore et d’humour. Indéniablement, Ti West tente d'être un bon artisan, puisqu’il s’approprie les codes du premier Cabin Fever pour les appliquer à la fameuse prom night d’un lycée d’une ville avoisinant les lieux du carnage du premier film. Ainsi, ce contexte étudiant est prétexte à dresser une petite satire du milieu lycéen, le nombre de clichés étant à présent multiplié. Le nombre de victimes potentielles aussi.
 
L’eau reste une fois encore le principal vecteur de contamination, passant cette fois ci par l’intermédiaire d’une marque d’eau dont la source a été contaminée. Toujours amateur d’humour scato (le bol de ponche à la pisse sanguine) et cracra (de la bave de grenouille voltigeuse), ce nouvel opus se focalise finalement sur un trio amoureux : le beau looser, le bel enfoiré et la bonnace du lycée, qui vont se tourner autour pendant que la soirée avance et que le virus se répand. Le film joue d’ailleurs un peu avec la morale, en propageant la contamination par des boissons non alcoolisées et par des rapports sexuels non protégés, qui nous gratifieront d’une scène vraiment cracra pour les messieurs.
 
Le principal lien entre les deux films, en dehors des effets dévastateurs du virus, reste l’agent de police baba cool, qui constate l’expension du virus avant de donner l’alerte. Un nouveau prétexte à faire de l’humour absurde qui prolonge le plaisir du premier, sans toutefois esquiver une petite lourdeur (à la logue, le personnage finit par agaçer). En termes d’intensité, le final tient ses promesses, on aura du gore pour notre argent, et l’épilogue continuant de montrer l’expansion de la contamination prolongera quelques secondes le plaisir.
 
Toutefois, le film n’est pas exempt de défauts. En dehors du plaisir de la truculence gore, la satire n’ira pas vraiment plus loin que les poncifs du genre teen movie, et on relève ça et là quelques fautes de goût (les générique notamment, se voulant être des dessins animés trash, sont bâclés et d’une laideur assez énervante). Malgré cela, le film parvient à se hisser à la hauteur de son prédécesseur, et s’avère être un héritier valable. Peut mieux faire, mais déjà on ne s'ennuie pas. 
 
 
note3.5

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