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Poppy - Empty Hands

Écrit par SataNico le .

J’ai découvert la pop bien avant le metal, et c’est sans doute pour ça que Poppy me parle autant. Elle est pour moi un pont naturel entre deux mondes que j’aime profondément : la pop girly, immédiate, accrocheuse, et un metal moderne capable d’absorber à peu près toutes les influences. Avec "Empty Hands", Poppy confirme encore un peu plus cette position singulière.

Je connaissais déjà l’artiste de façon assez superficielle : des clips marquants, une esthétique forte, quelques morceaux isolés. Mais ces dernières années, et notamment depuis ses incursions plus franches dans le metal, j’ai commencé à m’intéresser davantage à son travail dans son ensemble. Sa récente collaboration avec Courtney LaPlante (Spiritbox) et Amy Lee (Evanescence) m’a d’ailleurs définitivement convaincu que Poppy n’était pas là par opportunisme, mais par réelle affinité artistique.
 
"Empty Hands" m’apparaît comme un album plus mature, mieux maîtrisé, plus cohérent que ses prédécesseurs. Dès les premiers titres, on sent une volonté d’efficacité immédiate : les morceaux sont directs, accrocheurs, pensés pour marquer rapidement, à l’image de "Dying To Forget" qui condense parfaitement ce mélange de riffs modernes, de refrains pop et d’attitude presque industrielle. Tout y est à sa place, et l’album s’écoute d’une traite sans jamais perdre l’attention. On ressent aussi une grosse vibe de J-Metal par moments.
 
Mais c’est aussi là que se situe, à mes yeux, la petite limite du disque. Là où ses albums précédents osaient parfois des choix un peu fous, déroutants, presque WTF, "Empty Hands" applique une formule désormais bien rodée. C’est toujours très bon, souvent jouissif — notamment sur des titres comme "Guardian", calibré pour rester en tête — mais plus vraiment surprenant. On sent que Poppy sait exactement où elle va, et comment y aller.

Cela dit, difficile de lui reprocher d’avoir trouvé son équilibre. L’album regorge de morceaux solides, taillés pour fonctionner aussi bien en studio que sur scène. Certains titres laissent davantage respirer l’émotion, avec une approche plus mélodique et introspective, comme "Time Will Tell" qui montre une facette plus posée de l’album sans jamais rompre sa cohérence globale.

La production est massive, moderne, parfois très lisse, mais parfaitement adaptée à ce metal accessible et émotionnel. Poppy y impose sa personnalité vocale sans forcer, alternant accroche pop et agressivité contrôlée avec une aisance impressionnante. C’est précisément ce qui fait la force du disque : même lorsque la surprise n’est plus là, l’identité reste immédiatement reconnaissable.
 
Je comprends parfaitement que certains fans regrettent une Poppy plus expérimentale, plus étrange, tandis que d’autres apprécient justement cette direction plus directe et assumée. Pour ma part, je vois "Empty Hands" comme un disque de confirmation : moins fou que par le passé, mais plus solide, plus lisible, et sans doute plus fédérateur. Un album qui peut clairement servir de porte d’entrée vers le metal pour un public issu de la pop, tout en restant suffisamment crédible pour séduire les amateurs de sonorités plus lourdes.
 
Au final, "Empty Hands" est un très bon album, que j’ai pris plaisir à écouter et à réécouter. Il ne provoque pas le choc ou la surprise totale, mais il témoigne d’une artiste arrivée à maturité, consciente de ses forces et de son identité. Un disque efficace, maîtrisé, parfois un peu trop sage, mais qui confirme que Poppy occupe désormais une place à part dans le paysage des musiques alternatives modernes. 
 
 
note4

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