Arise From Worms - A Bleeding Tree Hanging Self Destruction
Il m'arrive très peu souvent de me poser la question : suis-je la bonne personne pour chroniquer cet album ? Je ne sors quasiment jamais de mes sentiers battus ou alors pour rester dans des styles que j'apprécie avec quelques touches originales. Et dans le cas de Arise From Worms et leur premier album "A Bleeding Tree Hanging Self Destruction" si je vous dit que figure parmi le line-up Steve Tucker (Morbid Angel, Malefic Throne) au chant, le prodige de la guitare et de la basse Sonny Lombardozz et Flo Mounier (Cryptopsy) a la batterie vous allez me dire : bon ben Antephil c'est du death metal et alors ? Mais si je vous rajoute Derek Sherinian (ex-Dream Theater) aux claviers cela change toute la donne.
Et je vous le dit d'entrée de jeu, si le déluge de note aux claviers et a la guitare sont une allergie pour vous, vous pouvez passer votre chemin. Dés l'intro du premier titre "Forgotten Kings" c'est donc un déluge de notes a la guitare et aux claviers qui s'abat sur l'auditeur tel pour faire simple un Nocturnus qui aurait fusionné avec Dream Theater ou Liquid Tension Experiment pour les connaisseurs. Les riffs également sont alambiqués et se taillent donc la part belle au sein des sons de synthétiseurs et de de piano. Coté chant c'est du pure Steve Tucker, rien a redire et Flo Mounier et au top de son jeu pour accompagner le tout.
Dés le second et très court titre "Power Obsessed" il s'agit tout simplement de ce déluge de notes balancé a cent a l'heure puis "Raize Demons Breath" et "Psionic Being" donneront dans le plus pure style du groupe avant que que ce dernier n'enchaine avec deux titres instrumentaux "Nine Walls" et "Laolongtou". Et qui dit titres instrumentaux dit...la part belle aux instruments ! "Nine Walls" est le plus intéressant du lot avec enfin un leitmotiv reconnaissable qui restera en tête (si l'on ne fait qu'écouter ce morceau plusieurs fois d'affilés) pour un vrai dédale de notes alambiquées. "Laolongtou" dispose également d'un petit leitmotiv mais le déluge de note se fera plus compréhensible.
Et la également pour les allergiques aux titres purement instrumentaux le chant revient sur "Axes Of The Viovode 1" avec son ambiance bien sombre que n'aurait pas renié le jeu-vidéo Doom pour un déluge de notre tout bonnement hallucinant, jamais l'album ne nous avait assénés autant de note au visage en si peu de secondes. Le tout se termine avec "Axes Of The Viovode 2" ou la basse est enfin mise en avant (de toute façon Sonny Lombardozz était également occupé avec la guitare la guitare jusque la).
Les mots me sont difficiles a sortir tant le style sort de ce a quoi j'ai l'habitude de me fournir musicalement mais pour les amateurs de death metal et de metal progressif devront sauront d'entrée de jeu si "A Bleeding Tree Hanging Self Destruction" est fait pour eux malgré le pédigré des musiciens a qui l'on pourra tout de meme reprocher du manque de vraies "mélodies". Je ne sortirait pas ce premier album du groupe tout les jours mais pour impressionner les fans du style celui-ci fera parfaitement l'affaire. A vous donc de voir si Arise From Worms est un projet fait pour vous ou non.

