Immolation - Descent
Attention petite précision importante, vous n'avez pas a faire avec ma personne a un grand fan des Américains d'Immolation, pas que je n'apprécie pas le groupe bien au contraire, mais je n'ai écouté ce dernier que de la période "Dawn of Possession" en 1991 jusqu'à "Close to a World Below" en 2000, j'ai donc décroché pris par tellement de groupes a écouter mais le groupe m'a mis a chaque fois une claque indescriptible, et c'est aujourd'hui une chose que je dois réaliser en profitant de la sortie de "Descent" en ce mois d'Avril 2026.
Et il n'y a pas a dire plus de 20ans après ma dernière rencontre avec le groupe Immolation est toujours la au rendez-vous avec l'apocalypse avec toujours ce chant des abysses et sa recherche technique même si celle-ci n'est pas très poussée agrémente cette sensation de fin du monde. Et ce qui me surprend toujours autant c'est que sur la forme le groupe dés le second titre "The Ephemeral Curse" n'est pas très éloigné d'un SepticFlesh dans sa façon d'apporter une dimension dantesque a ses titres sans avoir recours a des éléments extérieurs...mais le titre instrumental "Banished" faisant le pont avec le dernier et morceau titre me ferait mentir car déjà débutant avec une introduction acoustique est cette fois accompagné de légers instruments orchestraux qui font rêver a un album de titres inédits ou non du groupe accompagné d'un orchestre, a la façon d'un SepticFlesh donc.
Bien entendu le groupe m'a décimé la face avec des compos telles que "God's Last Breath" qui tranche comme une lame de rasoir, le coup de massue impression de maitrise et qui donne une nouvelle fois une dimension orchestrale a son titre rien qu'avec leurs seuls instruments. Sur "Bend Towards The Dark" la brutalité n'est pas le maitre mot mais le groupe sait donner dans quelques tempos plus modérés même si sa politique de la terre brulée reste toujours aussi présente. Autre coup de massue avec "Host" qui débute par une ambiance que je pourrai qualifier de spaciale avant son final ahurissant de haine. "Attrition" reste lui tout a fait convtionnel et j'aurai pu dire la meme chose que de "False Ascent" qui reste d'une lourdeur écrasante. Et je reviens sur le morceau titre "Descent" qui se veut être le plus long de l'album avec ses quasiment six minutes ou jusque la les morceaux oscillaient entre trois et quatre minutes, parfait pour ne pas lasser l'auditeur, mais nous avons ici le morceau le complexe avec une composition qui alterne entre différents tempos et changements de structures pour un titre qui s'il n'est pas le plus brutal nous livre donc le plus de variations et permet de terminer sur une bien belle pièce maitresse qui se permet un petit coté laconique sur la fin entre ses arrangements et son solo.
Je ne vais pas dire que "Descent" m'a réconcilié avec Immolation car je n'ai jamais déprécié le groupe, mais cela fait un bien fou de les retrouver avant autant de hargne, de dextérité et cette facon de faire abattre la foudre de façon aussi féroce et varié plus de 30ans après ses débuts et qui permet au groupe de se montrer en porte étendard de combos qui s'ils ne changent pas forcement de formule avec le temps arrivent toujours a proposer des albums puissants et faisant toujours de l'ombre a la jeune garde. "Descent" reste donc un album a conseiller pour les nouveaux venus dans le death metal et un opus a s'offrir sans attendre pour les fans d'Immolation.


