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Edenbridge - Set The Dark On Fire

Écrit par SataNico le .

Edenbridge fait partie de ces groupes que je qualifierais volontiers de groupes doudous. Pas mon favori absolu du metal symphonique, pas non plus un groupe qui me renverse à chaque sortie, mais une valeur sûre, rassurante, qui coche presque toutes les cases de ce que j’aime dans le genre : une voix féminine aérienne, des riffs solides, des orchestrations épiques et une écriture immédiatement lisible. Un peu comme un “sous-Nightwish”, mais assumé, efficace et sincère.

Je les ai découverts avec "MyEarthDream" en 2008 (déjà !), et depuis, chaque nouvel album me procure le même plaisir… mêlé au même sentiment de déjà-vu. "Set The Dark On Fire" ne fait pas exception. On y retrouve exactement la formule Edenbridge : des titres rapides et accrocheurs, des mid-tempos à gros riffs, quelques respirations plus atmosphériques, et bien sûr un long morceau final ambitieux, pensé comme une conclusion épique. C’est efficace, bien huilé, mais aussi extrêmement familier.
 
Dès l’ouverture avec “The Ghostship Diaries”, le groupe montre qu’il sait encore écrire des morceaux dynamiques et fédérateurs, portés par une production plus punchy qu’auparavant. Les guitares sont plus présentes, la rythmique plus dense, et l’ensemble sonne légèrement plus heavy, sans jamais perdre le côté mélodique cher au groupe. “Where the Wild Things Are” s’impose rapidement comme l’un des titres forts de l’album, avec ses chœurs amples et ses orchestrations très cinématographiques, parfaites pour le live. C’est typiquement le genre de morceau qui résume Edenbridge en quelques minutes.
 
Côté chant, Sabine Edelsbacher reste l’élément central du projet. Sa voix est toujours aussi jolie, expressive et aérienne, mais elle manque, à mon sens, de l’amplitude et de la variété qui permettraient au groupe de franchir un cap supplémentaire. Là où une Floor Jansen ou une Simone Simons peuvent transformer un bon morceau en moment d’exception, Sabine reste dans un registre plus constant, certes agréable, mais moins spectaculaire.
 
La production, assurée une nouvelle fois avec Karl Groom (Threshold), est globalement très réussie. Le son est clair, dynamique, équilibré, avec un effort notable sur les textures et les arrangements. On note l’utilisation discrète mais bienvenue d’instruments moins courants (dulcimer, swarmandal, electric sitar), qui apportent une coloration supplémentaire sans jamais tomber dans l’anecdotique. Rien de révolutionnaire, mais un enrichissement subtil qui témoigne d’une volonté d’affiner le son plutôt que de le bouleverser.
 
Et pourtant, malgré toutes ces qualités, le constat reste le même qu’à chaque sortie : Edenbridge n’évolue que très peu. Les albums se ressemblent énormément, au point que l’on pourrait parfois avoir l’impression d’écouter différentes variations d’une même idée musicale, peaufinée album après album. C’est à la fois leur force et leur limite.
 
Le long morceau final, “Spark of the Everflame”, illustre parfaitement cette ambivalence : ambitieux, riche, bien structuré, il synthétise tout le savoir-faire du groupe, mais sans réellement surprendre l’auditeur aguerri. Une pièce impressionnante sur le papier, plaisante à l’écoute, mais qui ne provoque pas ce frisson rare qui ferait passer l’album dans une autre catégorie.

Au final, "Set The Dark On Fire" est un très bon album de metal symphonique, solide, cohérent et parfaitement maîtrisé. Il ne décevra pas les fans et pourra même séduire les amateurs du genre à la recherche d’un disque bien produit et immédiatement accrocheur. Mais il souffre aussi de ce manque de prise de risque et de renouvellement qui empêche Edenbridge de rejoindre, à mes yeux, le panthéon des groupes cultes du style. 
 
 
note4

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